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mercredi 7 septembre 2016
Dormienne Louise – Les Caprices du Sexe !
Dormienne Louise – Les Caprices du Sexe
Dormienne Louise – Les Caprices du Sexe (Renée Dunan ?) : Louise, fille du marquis de Bescé, découvre la sexualité, par un soir d’été, en surprenant un couple de paysans, puis son frère et sa maîtresse. Fuyant une expérience décevante avec son fiancé, elle s’enfuit à Paris. Mais s’ensuit alors une succession de petits boulots mal payés et le tribut en pratiques sexuelles exigé d’une jeune femme pour conserver son emploi. Alors autant se vendre, décide-t-elle ! Et être une hétaïre “souverainement perverse”, experte et célèbre …jusqu’à son mariage où elle deviendra présidente de la “Ligue pour la chasteté avant le mariage”.
Humour, irrévérences, critiques de la morale bourgeoise à l’égard des femmes : certains trouveront ce roman plutôt cru. Mais c’est bien écrit et bien plus qu’une simple juxtaposition de scènes érotiques !
Renée Dunan est née en 1892, dans une famille d’industriels. Elle fut éduquée, comme beaucoup de jeunes filles de son milieu, dans un couvent jusqu’à 16 ans. Touche-à-tout aux intérêts multiples, successivement ou simultanément socialiste, anarchiste, dadaïste, pacifiste, naturiste, voyageuse et féministe, elle fut surtout une femme de lettres de talent qui connut le succès dans l’entre-deux guerres. Sa carrière débute, en 1919, par la critique littéraire : elle écrit pour de nombreuses revues. Écrivaine, journaliste, critique, poétesse, directrice de collections, activiste, ses écrits abordent des thématiques multiples : essais, romans policiers, philosophie, érotisme, récits antiques et préhistoriques, histoire, merveilleux scientifique, espionnage, aventures, occultisme, ésotérisme. “Le diable m’emporte si je m’entête dans un genre”, écrit-elle en 1919… Elle publie aussi plusieurs romans érotiques sous divers pseudonymes. Le doute subsiste : est-elle l’auteur des Caprices du Sexe, publié en 1926 ? Il semblerait qu’après son écriture, l’éditeur pratiqua de nombreux ajouts et coupures (notamment de passages sur les dangers de la syphilis qui s’intégraient mal dans le genre, estimait-il) et qu’ainsi, par la suite, elle refusa de reconnaître comme sienne l’œuvre publiée. Elle serait décédée en 1936.
Dieulafoy, Jane Une Archéologue en Perse !
Dieulafoy Jane Une Archéologue en Perse
Dieulafoy Jane – Une Archéologue en Perse (1ère partie)
Marseille, février 1881. L’archéologue française Jane Dieulafoy (1851-1916) embarque avec son mari, ingénieur des ponts et chaussées, pour un fabuleux voyage exploratoire à travers la Turquie, l’Arménie, la Géorgie, l’Iran et l’Irak actuels. Leur but : étudier l’influence artistique de l’Orient sur l’art du Moyen Âge. Leur périple durera plus d’une année et les amènera notamment à la cité antique de Suse, où ils pratiqueront les premières fouilles archéologiques européennes.
Elle voyage habillée en homme, cheveux coupés très courts. Elle tient un journal de bord, extrêmement détaillé et vivant. Tout l’intrigue et la fascine. Malgré les nombreux incidents, maladies et inconforts du voyage, elle garde intacts son sens de l’humour et son enthousiasme. Les anecdotes sont piquantes, et leur situation parfois périlleuse. Son matériel photographique intrigue et lui permet de rencontrer de nombreuses personnes dont elle fait le portrait, du simple muletier aux hauts personnages de la cour du Shah. Parlant le persan, elle obtient même la permission de pénétrer dans les « andaruns » (espaces privés réservés aux femmes dans les maisons persanes). Mais elle photographie également les monuments, les ruines, les costumes, les scènes de la vie quotidienne – un riche témoignage historique que les gravures de la présente édition rendent à merveille. La première partie de son Journal nous emmène de Marseille à Téhéran.
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Dieulafoy Jane – Une Archéologue en Perse (2ème partie)
lundi 20 octobre 2014
Dieulafoy Jane – Une Archéologue en Perse 2ème partie, Ispahan. Il faut tout quitter quand on voyage : Marseille, février 1881 : Jane Dieulafoy, habillée en homme, cheveux coupés très courts, a embarqué avec son mari, dans un fabuleux voyage exploratoire à travers la Turquie, l’Arménie, la Géorgie, l’Iran et l’Irak actuels pour étudier l’influence artistique de l’Orient sur l’art du Moyen Âge : ils pratiqueront les premières fouilles archéologiques européennes. Ils sont arrivés, à travers la Turquie, jusqu’à Téhéran.
La 2ème partie de son journal nous emmène de Téhéran à Ispahan. Elle rencontre – et photographie ! – notables et dignitaires des différentes communautés de cette partie d’Asie. Le couple séjourne longuement à Djoulfa, le quartier arménien d’Ispahan, où Jane assiste à un mariage somptueux, et nous raconte l’histoire de ce peuple si souvent persécuté.
Le journal de Jane est toujours aussi détaillé et vivant. Ses descriptions et ses analyses sont pertinentes, bien documentées, pleines d’humanité, de sensibilité et d’humour.
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Dieulafoy Jane – Une Archéologue en Perse (3ème partie)
lundi 6 avril 2015
Dieulafoy Jane – Une Archéologue en Perse (3ème partie) D’Ispahan à Bagdad, De la discussion naît la lumière :Marseille, février 1881 : Jane Dieulafoy, habillée en homme, cheveux coupés très courts, a embarqué avec son mari pour un fabuleux voyage exploratoire à travers la Turquie, l’Arménie, la Géorgie, l’Iran et l’Irak actuels pour étudier l’influence artistique de l’Orient sur l’art du Moyen Âge : ils pratiqueront les premières fouilles archéologiques européennes.
La 3ème partie de son journal couvre 3 mois de voyage et d’aventures passionnantes, depuis Ispahan jusqu’à Bagdad, en passant par Shiraz, traversant le Golfe persique avant de remonter le Tigre depuis Bassora. Plusieurs milliers de km parcourus à cheval dans les montagnes et le désert, souvent de nuit pour éviter la chaleur, parfois sans guide par des nuits sans lune ! Ils visitent les vestiges du palais de Cyrus et de Darius, ainsi que Persépolis l’antique capitale perse achéménide, fondée au 6ème siècle av. J.-C.
Les accès de fièvre sont fréquents mais les Dieulafoy sont des passionnés et rien ne les arrête ! Jane ne perd jamais son humour et son auto-dérision. Sa connaissance du persan et sa ténacité lui permettent de se sortir de situations parfois scabreuses. Entre deux récits d’étapes, ses explications sur les mots « bouche-trou » de la langue persane valent la description de sa rencontre chez la veuve d’un cheikh et sa panthère apprivoisée. Abandonnant au fil des semaines certaines habitudes européennes, elle « arrive toujours en retard d’une heure aux rendez-vous donnés ; (…) en comparant mes cahiers avec le calendrier du télégraphe, je me suis aperçue que, depuis mon départ de Téhéran, j’ai rajeuni de trois jours. »
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Dieulafoy Jane – Une Archéologue en Perse (4ème partie)
jeudi 28 mai 2015
Dieulafoy Jane – Une Archéologue en Perse (4ème partie) De Bagdad à Bassora : Les derniers rayons du soleil babylonien.
Marseille, février 1881 : Jane Dieulafoy, habillée en homme, cheveux coupés très courts, a embarqué avec son mari pour un fabuleux voyage exploratoire à travers la Turquie, l’Arménie, la Géorgie, l’Iran et l’Irak actuels pour étudier l’influence artistique de l’Orient sur l’art du Moyen Âge : ils pratiqueront les premières fouilles archéologiques européennes.
La 4ème partie de son journal couvre les 3 derniers mois de voyage et d’aventures, des circuits de Bagdad à Babylone puis à Kerbala, Amara et enfin, Bassora, pour reprendre un bateau vers l’Europe. Encore des milliers de kilomètres parcourus à cheval. Les accès de fièvre sont de plus en plus fréquents et Jane perd parfois son humour face aux fonctionnaires tatillons et corrompus de l’empire ottoman. Mais les replis identitaires et les affirmations d’une supériorité occidentale ressentie dans ce contexte n’empêchent pas Jane de poursuivre ses recherches et de nous décrire avec beaucoup de vie les rouages d’une société bagdadienne et villageoise où percent, malgré sa conclusion désabusée, son intérêt pour cette société moyen-orientale qu’elle a appris à si bien connaître.
Didier Charles – Chavornay !
Didier Charles – Chavornay
Didier Charles – Chavornay : À Pise, la Comtesse d’Arberg, épouse d’un homme dont elle a commencé à reconnaître les défauts est l’objet de l’intérêt de deux hommes. Le comte de Campomoro, un noble fier de sa naissance, est habitué à ce que les femmes ne lui résistent pas. Il est prêt à tout pour posséder la comtesse. Au contraire, Chavornay vient des montagnes suisses, d’une famille très modeste. Son éducation lui a fait rencontrer ces élites qu’il fréquente mais dont il ne sera jamais totalement accepté, faute de naissance. S’ignorant lui-même, sans situation ni fortune, son amour est cependant plein de délicatesse. Charles Didier oppose ainsi autour de la comtesse quatre hommes nobles ou parvenus dont les caractères ne recoupent pas les origines : le docteur Vital, le parvenu, se joint aux machinations de Campomoro, le noble. Alors que le comte d’Arberg, malgré ses limites, ne manque pas de panache et que Chavornay, le déraciné, retrouve au contact de la nature la noblesse et la pureté des mœurs alpines.
Charles Didier décline de manière originale dans ce roman italien (son cadre de prédilection) le mythe de la pureté et de l’authenticité de la vie dans les Alpes établi dans la littérature depuis Jean-Jacques Rousseau. Le drame, romantique, est réduit ici à son prisme essentiel. Mais de l’émotion, des tableaux bien construits (qui n’échappent malheureusement pas, parfois, aux préjugés du temps) : la forme rachète le fond.
Develey Emmanuel – Les Égyptiens sur les Bords du Lac Léman !
Develey Emmanuel – Les Égyptiens sur les Bords du Lac Léman
Develey Emmanuel – Les Égyptiens sur les Bords du Lac Léman ou Sébastien de Montfaucon, dernier évêque de Lausanne (Chronique du Commencement du 16e siècle) : Lausanne, 1526 : que viennent faire des Égyptiens au bord du Lac Léman ? Qui plus est à une époque où de plus en plus de catholiques, lassés des mœurs dissolues du clergé, se tournent vers la Réforme ? C’est à travers une histoire à rebondissements qu’on le saura ! Les protagonistes : Sébastien de Montfaucon, prince-évêque de Lausanne, davantage intéressé par ses plaisirs que par le bien de la religion, son neveu Édouard, amoureux de la belle Victorine Lullin dont le père est un réformé genevois convaincu. Ajoutez-y un pseudo-chanoine qui assassine sans scrupule, un enlèvement, des courses-poursuites, le dédale des souterrains lausannois… et le duc de Savoie qui veut sa part de pouvoir.
Des anecdotes rocambolesques qui sont prétexte à un récit historique très documenté de cette époque charnière qui voit l’entrée de la Réforme en Pays de Vaud, et l’indépendance des villes s’imposer contre le duché de Savoie. Il se terminera par la fuite, le 13 mai 1536, du dernier évêque de Lausanne, Sébastien de Montfaucon, devant les troupes bernoises.
Emmanuel Develey est né à Payerne en 1764. Après des études de mathématiques et de physique à Genève et à Paris, il revient s’établir à Lausanne, où il sera professeur de physique, mathématiques et astronomie, puis recteur. Partisan de la Révolution dès 1789, il siège au comité de réunion en janvier 1798, est membre de la Société des amis de la liberté, club aux idées avancées. Membre de sociétés savantes en France, Saxe, Russie, Develey eut une réputation de pédagogue dans toute l’Europe. Il est décédé à Lausanne en 1839 (source de la biographie : Dictionnaire historique de la Suisse).
Radcliffe Ann – Les Visions du Château des Pyrénées !
Radcliffe Ann – Les Visions du Château des Pyrénées
Radcliffe Ann – Les Visions du Château des Pyrénées : “La lune découvrait toute l’horreur du pays que l’on traversait. Le courant était bordé d’un côté par des rochers escarpés, et de l’autre par des forêts sombres dont la cime se perdait dans les nues… On parvint à l’entrée d’une immense caverne, dont les profondeurs ne réveillaient que des idées de nuit éternelle et de destruction, et dont les échos sourds, répondant au bruit des rames et au bouillonnement des eaux, redoublaient la terreur des malheureuses captives.” Ainsi Ann Radcliffe nous décrit-elle l’enlèvement de Victoria, l’orpheline du comte Ariosto alors qu’elle tentait de fuir le nouveau mari de sa tante et tutrice, Polydore, comte de Vicence. Car Polydore, rejeton d’une famille puissante, mais maléfique, avait, en dépit de son mariage, des vues sur la jeune et délicate Victoria.
Victoria se retrouve alors prisonnière dans un mystérieux château en bord de mer près de Cadaquès. Des bruits terribles et surnaturels, des apparitions de chevalier noir, des trappes qui s’ouvrent, des escaliers qui s’escamotent, des ponts qui s’ouvrent au-dessus de l’abîme, des statues qui bougent, des souterrains humides et effrayants, des passages dissimulés, des cavernes où la mer afflue …. Ajoutez des faux billets, des lettres qui n’arrivent jamais à destination, un acte de naissance dérobé… et vous aurez tous les ingrédients d’un roman aux multiples rebondissements, un peu à la manière d’un James Bond, où les héros, même quand on les croit perdus, s’en sortent toujours !
Ann Radcliffe, 1764-1823, est une romancière britannique, pionnière du roman gothique. Elle inspirera Walter Scott, Dostoïevski ou Balzac.
Nous avons repris, dans notre titre, l’attribution des « Visions du Château des Pyrénées » à Ann Radcliffe, attribution qui est celle de l’ensemble des éditions françaises. Toutefois, nous devons signaler que l’édition originale anglaise « The romance of the Pyrenees » est signée par Catherine Cuthberston. Pourquoi les éditions françaises ont-elles attribué ce roman à Ann Radcliffe bien qu’il ne fasse pas partie de sa bibliographie reconnue ? Avaient-ils des informations permettant de relier Catherine Cuthberston à Ann Radcliffe ? Ou était-ce simplement parce que cette dernière était plus renommée, hypothèse fort plausible ? Nous n’avons aucune information nous permettant de trancher et nous nous bornons à rééditer notre édition de référence, tout en signalant qu’il est très probable que cette œuvre ne soit pas de Ann Radcliffe.
Mais, au fait, qui était Catherine Cuthberston ? Un grand mystère entoure cette auteure dont on ne sait réellement rien… de sa vie, de sa naissance ou de son décès. Ann Radcliffe était pourtant très discrète sur sa vie, mais la biographie de Catherine Cuthberston ne comporte que des points d’interrogation. Où vivait-elle ? Fut-elle célibataire ? Ou au contraire, mariée, fut-elle la sœur de Helen Craigh ? Quelques auteurs ont prétendu qu’elle se faisait aider par une sœur dans l’écriture de ses romans… Mais de tous les éléments cités ici, rien n’est certain.
Mentionnons encore deux points qui ressortent de la lecture. Tout d’abord, l’action, qui se déroule, pour l’essentiel, près de Cadaquès (dans l’édition française) alors que Ann Radcliffe a voyagé extensivement en Languedoc et dans les Pyrénées. Et ensuite, la construction du roman, qui met en avant des phénomènes fantastiques trouvant une explication rationnelle à la fin, construction typique des œuvres d’Ann Radcliffe, comme l’explique Wikipédia : « It was her technique « the explained supernatural », the final revelation of inexplicable phenomena, that helped the Gothic novel achieve respectability ». Dans tous les cas c’est un très joli roman que nous avons lu avec plaisir et dont nous vous souhaitons une bonne lecture !
Courthion Louis – Les Veillées des Mayens !
Courthion Louis – Les Veillées des Mayens
Courthion Louis – Les Veillées des Mayens : “Voici un livre qu’il est bien superflu de recommander aux habitués de nos villages alpestres, – aux touristes épris des beautés du Valais, et de ses mœurs qui conservent encore quelques traits de simplicité et de poésie.” (Introduction d’Édouard Rod à l’édition de 1896)
Troisième volume de Louis Courthion publié par la Bibliothèque numérique romande, ces “Veillées” reprennent les histoires plus ou moins effrayantes ou drôles que l’on se racontait à la nuit tombante calfeutrés près du vieux poêle, dans les mayens (chalets d’alpage de mi-saison, mai et septembre, à mi-pente) de la région du Châble, Verbier, Bruson, la Dranse et toute la vallée de Bagnes.
Ces légendes de sorciers, de fées, de dragons, de diables, de revenants et de loups garous dans lesquelles ces Bas-Valaisans ont “enfermé leur conception de la vie, leurs préoccupations habituelles, leurs soucis, leurs souvenirs”(Édouard Rod, idem), tentent de donner des explications magiques à tous les phénomènes naturels effrayants qui peuvent se dérouler dans la solitude de la montagne.
Vous qui croyez connaître le Valais et ses montagnes, saviez-vous qu’au lac des Veaux il y avait un dragon volant, qu’à Sion l’évêque Saint-Théodule avait fait un pacte avec le diable, que la Ouïvre, énorme et monstrueux serpent, hantait la vallée de la Dranse et brûlait tout sur son passage ? Et si vous n’êtes encore pas assez impressionnés par la réalité et la véracité de ces récits, laissez-vous emporter par les illustrations très noires et effrayantes qui jalonnent tout le recueil et plongez dans cet univers fantastique, mais tellement ancré dans la réalité… Et si c’était vrai ?…
Courthion Louis – Le Jeune-Suisse !
Courthion Louis – Le Jeune-Suisse
Courthion Louis – Le Jeune-Suisse : En 1844, dans le Bas-Valais, le mouvement de la Jeune-Europe rencontre un écho auprès des jeunes qui s’opposent à leurs aînés conservateurs. Ainsi Julien Plambuit se réclame de la Jeune-Suisse et aspire à plus de liberté et moins de cléricalisme. Il est amoureux de Ludivine, la protégée du curé Carabot, un conservateur fermement décidé à ce que Ludivine épouse un tenant de la Vieille-Suisse plutôt que Julien. L’amour de Ludivine et de Julien résistera-t-il à une situation qui dégénère ?
Car les bagarres et guerres de clans entre « Jeunes » et « Vieux » se font de plus en plus violentes. Les représailles seront sanglantes et la bataille de la Jeune-Suisse lors du combat du Trient verra le triomphe des idées conservatrices et l’exil des Jeune-Suisse qui ne reviendront en Valais que, des années plus tard, avec les armées fédérales et la défaite de la ligue du Sonderbund. Louis Courthion en profite pour dénoncer le poids des traditions et de la morale qui règnent dans le Valais d’avant l’adoption de sa nouvelle constitution en 1848.
Louis Courthion, né au Châble (Vallée de Bagnes) en 1858, étudie au Collège de Saint-Maurice puis doit s’expatrier à Paris. Il y débute finalement comme journaliste en 1890, comme rédacteur de La Croix Fédérale, organe de la colonie suisse. De retour en Suisse en 1893, où il vit successivement à Lausanne, Bulle et Genève, il travaille dans de nombreux journaux, revues, périodiques. En 1896, il lance le premier numéro du Valais romand, une publication d’opposition qui perdure jusqu’en 1898. En 1897 il publie les Veillées des Mayens, un recueil de légendes inspirées principalement de l’Entremont, puis en 1900, les Scènes valaisannes, dans lesquelles il peint les mœurs montagnardes de la vallée de Bagnes. Collaborateur du Dictionnaire géographique de la Suisse, il participe, en 1915, à la création de la Société d’Histoire du Valais romand. Il décède en 1922. (source de cette biographie: Wikivalais).
Combe T. – Village de dames !
Combe T. – Village de dames
Combe T. – Village de dames : Mlle Alyse est face à un défi. Comment louer les maisonnettes de l’ancien établissement de santé de son père que les gens du pays appelaient docteur Typhoïde ? Elle a beau passer des annonces, les candidats ne se bousculent pas. Peu à peu et au fil de locations, se constitue dans ce petit hameau des hauts neuchâtelois une communauté de femmes, un « Village de Dames », comme on se met à l’appeler. T. Combe nous entraîne, avec un regard malicieux et bienveillant, dans ses replis, dans les arcanes des relations quotidiennes, des amitiés et des querelles intestines de cette communauté si tranquille et si proprette en surface.
En cinq nouvelles reliées les unes aux autres par le fil narratif, elle nous fait découvrir le charme désuet de ces histoires de femmes qui tentent de remplir leur vie de « non mariées » : célibataires « vieilles filles », veuves, ou abandonnées, malgré une condition et des conventions qui leur imposent oisiveté et futilité. Les péripéties ne manquent pas et T. Combe sait observer et nous dépeindre leurs travers, comme leurs héroïsmes du quotidien. Et bien sûr, les loups vont débarquer dans la bergerie…
T. Combe, de son vrai nom Adèle Huguenin-Vuillemin, née au Locle, en 1856, dans une famille d’horlogers, fut institutrice à 16 ans. C’est pour compléter son revenu qu’elle se mettra à écrire à 21 ans, avec succès. Elle séjournera à Londres puis à Paris. Revenue en Suisse, elle sera une écrivaine et conférencière renommée, chrétienne, féministe, militante contre l’alcoolisme. Elle adhérera, à 57 ans, au parti socialiste (favorable au suffrage féminin). Elle décède dans sa maison des Brenets à 77 ans en 1933.
Combe T. – La Maltournée !
Combe T. – La Maltournée
Combe T. – La Maltournée : Une Maltournée, dans le Jura neuchâtelois, c’est une maison orientée dans un alignement différent des autres. Dans le petit village de Fondfrêche, des hauts jurassiens, deux familles prédominent : Les Maistru du Coin du Coin, dont le père, Élie, est un original mal vêtu qui n’a jamais surmonté la perte de son épouse. Ils sont propriétaires d’un gros domaine agricole. Les Champieux de Château-Champieux – que d’autres appellent La Maltournée – sont les autres notables du village. Or voici que Louis Champieux, le bâtisseur du « Château » qui a fait sa fortune en Amérique, laisse, à son décès, un testament complexe qui met le feu aux poudres. Envie, haines, manœuvres tortueuses, ambitions couvent sous une apparente tranquillité où il importe avant tout de sauver les apparences. Heureusement qu’existe aussi une grande solidarité, des amours, même contrariées, et de la bienveillance ! Prédomineront-elles ?
T. Combe (Adèle Huguenin Vuillemin) nous décrit avec beaucoup de finesse la vie quotidienne d’un village, avec ses interactions complexes et des personnages, attachants ou insupportables, pleins de vie et de réalisme. Excellente conteuse elle nous emporte dans l’intrigue : une lecture très agréable !
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