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dimanche 15 février 2026
Champagne Maurice – L’Île du Solitaire
Champagne Maurice – L’Île du Solitaire
5 mai 2025 / 20e, Aventures, Fantastique-Science-Fiction-Anticipation, Littérature française, Roman / Laisser un commentaire
Champagne Maurice – L’Île du Solitaire : Deux hommes se rencontrent et sympathisent à bord d’un navire reliant l’Australie à Bombay. James Harris Wood est un riche ingénieur anglais qui ne voyage que pour son plaisir. René de Nansac pour sa part, un orphelin et héritier d’une grande fortune, voudrait tenter quelque chose d’utile en Inde. Une lame les envoie par-dessus bord et nos deux amis se retrouvent sur une île, une sorte de crique volcanique.
Mais pas une île déserte ! Ils y rencontrent un scientifique anglais et quelque peu étrange qui, suite aux déboires de sa vie, semble en vouloir à l’humanité entière. Il est accompagné de son acolyte Tommy. Quelles idées trottent dans la tête de ce savant fou ? Et ces deux hommes étaient-ils seuls sur cette île ?
De l’aventure, de la science-fiction, du suspense, difficile de lâcher ce livre une fois qu’on l’a commencé…
Maurice Champagne, né le 18 octobre 1868 à Versailles et mort le 9 septembre 1951 à Vernouillet, est un écrivain français, auteur de romans populaires, flirtant parfois avec la science-fiction, sous le nom de Maurice Champagne et de comédies et vaudevilles essentiellement publiés sous le pseudonyme de Maurice Darcy. (source de cette biographie : Wikipedia)
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Girardin Jules – Le Roman d’un cancre
Girardin Jules – Le Roman d’un cancre
27 mai 2025 / 19e, Education, Littérature française, Roman, Société / Laisser un commentaire
Girardin Jules – Le Roman d’un cancre : Il faut bien se rendre à l’évidence : Lucien Michel est un cancre… Il grandit au sein d’une famille aisée, entouré de l’amour et de l’attention de sa mère, de son grand-père et de deux tantes. C’est un enfant unique. Son père, un officier de marine, avait péri dans un naufrage alors que Lucien n’avait qu’un an. On compte donc sur lui pour perpétuer les valeurs et l’héritage de la famille. Oui mais voilà, Lucien n’est pas très porté sur le travail. Sa famille a beau l’aimer et se montrer compréhensive : que ce soit à la maison avec un précepteur ou au collège, les matières scolaires l’ennuient.
Rares sont ceux et celles d’entre nous qui se rappellent encore le pupitre et l’encrier, la plume que l’on y trempait et les coups de règle sur les mains qui avait parfois encore cours dans les années cinquante. Pour eux, l’évolution de la conception de l’enseignement est une évidence. Mais qu’était le cancre ? un être simple, bête ? inerte sur son banc en fond de classe ? ou de la sorte, qui trompait son ennui en semant la zizanie ?
Dans cette jeune troisième république qui promeut l’école laïque, diverses tendances se font jour. Pour l’ « enseignant-martyre », toutefois, qui devait supporter ces mauvais éléments perturbant la discipline de sa classe, la tendance naturelle penchait à la survalorisation du ou de la « bon.ne élève » au détriment d’un.e cancre/cancrelat. Les jugements moraux stigmatisait ces récalcitrant.e.s « possédés par le génie du mal ». L’équation performances scolaires – comportement – moralité * était posée.
Girardin n’échappe pas à cette vision. Il nous montre toute l’évolution de Lucien, d’abord supérieur et distrayant son ennui : « Le cancre a toujours une bonne opinion de lui‑même et une mauvaise opinion des autres. J’en ai connu de tous les caractères, je n’en ai connu de modestes. Le cancre, qui s’ennuie, se creuse la cervelle pour imaginer quelque chose qui rompe la monotonie de sa vie d’écolier. »
Puis, Lucien est influencé par les événements et les personnes qui l’entourent. « Ce caractère réversible des insuccès scolaires explique l’apparition récurrente, dans le corpus, de la figure, fortement valorisée, du cancre converti et repenti. Ainsi, Jules Girardin dans son roman, Le Roman d’un cancre, publié en 1883, dresse le portrait d’un cancre de bonne famille paresseux, retors et immoral qui, grâce à l’aide d’un camarade « se corrige de ses défauts, se fait recevoir un des premiers à l’école de marine, et devient la consolation de toute sa famille ». La prise de conscience peut, comme dans le cas précédent, s’effectuer pendant la scolarité, mais elle se produit le plus souvent lors de l’entrée du cancre dans la vie active. » *
Combe T (pseudonyme de Adèle Huguenin) – Une Croix
Combe T (pseudonyme de Adèle Huguenin) – Une Croix
20 juin 2025 / 19e, Femmes, Littérature suisse romande et des régions voisines, Roman, Société / Laisser un commentaire
Combe T (pseudonyme de Adèle Huguenin) – Une Croix : Paul Aymon, un jeune professeur, soucieux de sa réputation, s’aperçoit que sa sœur Mélanie s’adonne à la boisson. Avec l’aide de la servante Aurélie, il va s’ingénier à la soutenir en la surveillant et en participant tous les deux aux séances de la Croix bleue pour les alcooliques. Dans un village où tout le monde se connaît, cette épreuve est pour lui l’occasion de réaliser qui sont vraiment ses amis.
Avec une patience infinie il va continuer à aider sa sœur malgré les quolibets des voisins et d’une partie des professeurs de son école, mais le jour où elle va tenter de se suicider, il va arriver lui-même au bout de ses forces et prier Dieu à genoux de les sauver les deux de leurs démons.
Aurélie, pendant tous ces mois de lutte, accompagne ses deux maîtres avec une telle douceur que Jean va s’attacher à elle et la demander en mariage.
L’alcoolisme est un fléau à toutes les époques. Ce roman militant nous montre ses dessous, de même que les ravages que peut engendrer une rumeur sur les habitants d’un petit village.
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Geller J.-H.-B. (Guénard Élisabeth) – Elma ou La Morte Vivante
Geller J.-H.-B. (Guénard Élisabeth) – Elma ou La Morte Vivante
24 juillet 2025 / 19e, Roman / Laisser un commentaire
Geller J.-H.-B. (Guénard Élisabeth) – Elma ou La Morte Vivante : Il fut un temps où les jeunes filles ne savaient rien de leur nuit de noce. Il fut un temps où les femmes étaient obligées d’obéir à leur père ou mari. Il fut un temps où cette triste nouvelle italienne fut écrite. Il fut un temps …qui est peut être encore d’actualité dans certains lieux, mais ça, c’est une autre histoire !
Pour l’heure, nous sommes en Italie. Un père fortuné entreprend de marier sa fille à un de ses amis plusieurs fois veuf et qu’elle n’aime pas, lui préférant un homme de son âge.
Mais elle doit respecter ce qu’il a décidé.
Élisabeth de Brossin de Méré, née Élisabeth Guénard, est née à Paris en 1751 et morte en 1829. Romancière, elle a utilisé son vrai nom mais a aussi écrit sous plusieurs pseudonyme qui variaient selon le contenu plus ou moins bien (ou mal)-pensant de ses romans. Elle a été très prolifique, plus de trois cents ouvrages, et écrit dans toutes sortes de genres : Histoire de la monarchie, chroniques scandaleuses, romans de mœurs, mémoires réelles ou inventées, contes moraux, allégories politiques, livres d’éducation ! Elle n’a pas peur de la contradiction, traite aussi bien le sacré que le profane, la vérité que le mensonge, ses livres sont chastes ou licencieux, suivant l’époque et le pseudonyme utilisé : Une vraie liberté pour une femme du 18ème siècle !
L’illustration de première page est un extrait du tableau L’Inhumation précipitée (1854) de l’artiste belge Antoine Wiertz (1806-1865), conservé au Musée Wiertz à Ixelles, Belgique, avec une maquette de Isa.
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Rambert Eugène – La batelière de Postunen
Rambert Eugène – La batelière de Postunen
9 octobre 2025 / 19e, Amour, Femmes, Littérature suisse romande et des régions voisines, Société / Laisser un commentaire
Rambert Eugène – La batelière de Postunen : Une jeune fille volontaire décide de rester à l’endroit où elle a grandi et de reprendre le travail de son père, batelier sur le lac Postunen qui vient de décéder, plutôt que d’entrer au service d’autrui.
Une touche romanesque et dramatique apparaît avec sa rencontre et son amour pour un officier qui a vécu l’événement historique du massacre des gardes suisses aux Tuileries en 1792.
Eugène Rambert, né le 6 avril 1830 à Clarens et mort le 21 novembre 1886, est un écrivain, poète, enseignant, critique littéraire, critique d’art et naturaliste vaudois. Ce fils d’instituteur se destine d’abord à la théologie et obtient sa licence à la nouvelle Faculté libre de Lausanne avant de se tourner vers les lettres. À 24 ans, après avoir complété sa formation littéraire à Paris, il se voit confier la chaire de littérature française à l’Académie de Lausanne.
En 1860, c’est la toute nouvelle École polytechnique fédérale de Zurich qui l’appelle comme professeur. Après plus de vingt ans passés à Zurich, il retrouve à Lausanne, en 1881, la chaire de ses débuts. Poète mais aussi essayiste, Rambert est avant tout célèbre pour ses récits et croquis sur les Alpes suisses, publiés en 5 volumes de 1865 à 1875 et dans lesquels il rassemble des analyses et des descriptions mais aussi des légendes et des nouvelles. On lui doit également, en plusieurs volumes, Les oiseaux dans la nature, publiés de 1879 à 1881(selon Wikipedia et Babelio). La présente nouvelle est un des rares textes romanesques de l’auteur.
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Rosny jeune J.-H. – Du sang sur la neige
Rosny jeune J.-H. – Du sang sur la neige
27 décembre 2025 / 20e, Littérature française, Policier-Mystère, Roman / Laisser un commentaire
Rosny jeune J.-H. – Du sang sur la neige : Un ancien policier se retire dans la solitude de sa maison de campagne en Picardie avec son domestique, lors des fêtes de fin d’année, pour prendre un repos mérité après la résolution d’une enquête difficile. C’est sans compter la visite d’une jeune femme perdue dans la tempête de neige qu’il faut remettre sur le bon chemin, puis la venue du braconnier accompagné du garde forestier qui viennent de découvrir un cadavre.
Grâce à sa connaissance des lieux et des individus, le narrateur va débrouiller les arcanes de cette affaire en compagnie d’un ami journaliste qu’il a prévenu et de ses ex-collègues du Quai des Orfèvres.
J.-H. Rosny est le pseudonyme commun des frères Joseph Henri Honoré Boex (1856 – 1940) et Séraphin Justin François Boex (1859 – 1948), tous deux nés à Bruxelles qui écrivirent en collaboration, entre 1887 et 1908, de nombreux contes et romans, abordant des thèmes naturels, préhistoriques et fantastiques, ainsi que quelques ouvrages de vulgarisation scientifique et des essais historiques. Après leur séparation littéraire, les deux frères continueront à écrire, se distinguant par la mention « aîné » et « jeune ». Ils furent nommés par Edmond de Goncourt à ce qui est aujourd’hui connu comme l’Académie Goncourt.
Après le décès de son frère en 1940, J.-H. Rosny jeune en fut le deuxième président jusqu’en 1945. Ancien instituteur, son œuvre littéraire est moins connue que celle de son aîné. Il écrivit pourtant une cinquantaine d’ouvrages dont Du sang sur la neige est le dernier publié, en 1947. Il meurt à Ploubazlanec, une année plus tard en 1948. (Source de cette biographie : Wikipédia.)
L’illustration de première page (maquette Isa) représente une partie allongée du tableau Forêt dans la neige (1929) de Edvard Munch (Musée Munch, Oslo), auquel a été ajouté une silhouette de revolver et une éclaboussure de sang issues du site publicdomainvectors.org.
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vendredi 6 février 2026
Les Misérables Par Victor Hugo, Dominique Lanni, Bertrand Louët (extrait)
Livres
Extrait de livreJean Valjean, ancien bagnard condamné pour avoir volé du pain, tente de se racheter en se tournant vers le Bien. Son destin croise celui de personnages emblématiques tels que Monseigneur Myriel, Cosette ou encore Gavroche. Le chef-d'oeuvre de Victor Hugo dans une version abrégée, accessible à tous les collégiens. Un roman historique et une fresque sociale d'une ampleur inégalée.
jeudi 16 janvier 2020
Manuels scolaires anciens !
Manuels scolaires anciens
Ce blog a pour objectif de présenter des manuels du passé selon les trois points de vue suivants : nostalgie, histoire de l'éducation et pédagogie.
samedi 23 novembre 2019
Henry D’IDEVILLE – Histoire vraie d’un Fantôme !
Henry D’IDEVILLE – Histoire vraie d’un Fantôme
L’autre soir, dans un vieux château, la conversation vint à tomber sur les apparitions, les revenants, les fantômes. Chacun se mit à conter son histoire, et, insensiblement, les jeunes femmes se rapprochèrent les unes des autres. On les voyait, malgré elles, retourner, en frissonnant, la tête derrière leur fauteuil lorsque les récits devenaient trop palpitants.
« Et vous, me dit-on, n’avez-vous pas aussi dans votre vie une aventure de revenant, une histoire à faire frémir ? Allons, soyez indiscret, et contez-nous quelque chose.
– Je le veux bien, dis-je, et, puisque vous m’en priez, je vous raconterai un fait absolument vrai, qui m’est personnel, et sur lequel je n’ai jamais ouvert la bouche, bien qu’il soit des plus étranges et des plus mystérieux.
Il y a longtemps de cela ; je m’en souviens cependant comme si c’était hier.
À la fin de l’automne de 1858, j’allai voir un de mes amis, sous-préfet dans une petite ville du centre de la France. Depuis plusieurs mois, il me tourmentait tellement pour que je vinsse le visiter dans son installation nouvelle, que je me décidai à quitter Paris. C’était d’ailleurs un ami des plus intimes, un vieux compagnon d’enfance et de jeunesse : j’avais assisté à son mariage ; sa femme était charmante de bonté et de grâce, et le jeune ménage tenait à me montrer son bonheur dans toute son intimité, et de plus à me présenter deux jolies petites filles nées dans la résidence.
Le Parisien fut fêté, choyé, ai-je besoin de le dire, et bientôt initié à tous les secrets de l’administration. Trois jours après mon arrivée, je connaissais la ville entière, que l’on avait fait défiler pour moi dans le cabinet et dans le salon de la sous-préfecture. Quant aux curiosités, au vieux château, aux ruines, aux fabriques, je les possédai bientôt à fond. Cette besogne terminée, je priai mon ami de me laisser vivre plus calme, et nous passâmes notre temps à deviser entre nous, sans le secours d’aucun administré.
Chaque jour, vers quatre heures, A… faisait atteler son phaéton pour faire une promenade et nous ne revenions en ville qu’à l’entrée de la nuit. Les environs de X… furent bientôt épuisés.
« Demain, me dit un soir mon hôte, nous irons plus loin que d’habitude, je veux te conduire aux Pierres-Noires ; ce sont d’anciens dolmens fort curieux, situés dans des landes isolées et sauvages qui ne te déplairont pas ; ma femme ne les connaît pas encore, nous l’emmènerons. »
Le lendemain, nous partions à l’heure dite. A… conduisait ; sa jeune femme était à ses côtés. Quant à moi, j’occupais seul la banquette de derrière ; nous n’étions accompagnés par aucun domestique afin de rester entre nous.
Il faisait, ce soir-là, un temps gris et sombre ; le paysage, en effet, n’était point gai, et, lorsque nous arrivâmes aux Pierres-Noires, le jour commençait déjà à tomber. Nous mîmes pied à terre. A… garda les chevaux ; et nous fîmes, avec sa jeune femme, quelques pas dans les champs pour aller voir de près les gigantesques vestiges de la religion des Druides, nos ancêtres. Ma compagne voulut gravir le sommet de l’autel gaulois ; j’étais placé sur les premières marches ; je vois encore sa silhouette élégante drapée dans son grand châle rouge, son voile flottant autour d’elle.
« Comme c’est beau ! mais ne trouvez point que tout cela est bien sinistre ? » me dit-elle, en étendant sa main vers la lande déserte et l’horizon sombre qu’éclairaient à peine les derniers rayons du jour.
Le vent du midi soufflait avec violence et sifflait dans les arbres rabougris qui entouraient les dolmens. Pas une habitation, pas un être humain.
Nous regagnâmes, silencieusement et hâtant le pas, la voiture.
« Il faut nous presser, dit A… le ciel est menaçant ; à peine aurons-nous le temps d’arriver à X… avant la nuit noire. »
Nous enveloppâmes soigneusement les genoux de Mme A… de couvertures ; elle ramena son voile sur son visage ; et les chevaux s’enlevèrent au grand trot.
Le jour baissait, comme je l’ai dit, mais la nuit n’était pas encore venue. La route formait comme un long sillon clair dans la campagne. Quelques bouquets de sapins çà et là, des genêts, aucune autre trace de végétation. Le froid ne tarda pas à nous saisir ; le vent sifflait avec fureur, et l’on entendait seulement le trot cadencé des chevaux et le tintement strident et clair de leurs grelots. Aucun de nous ne parlait. J’avais les bras accoudés sur le dossier de la banquette, ma tête appuyée contre les épaules de mon ami afin de me garantir du vent. Je pensais alors, à quoi ? à Paris, à notre jeunesse ; j’étais emporté par la Folle du logis, et bien loin de X… lorsque, tout à coup, je sentis l’étreinte d’une main qui se crispait sur mon épaule. Je tournai brusquement la tête. Une horrible apparition se présenta à mes yeux : à la place vide à mes côtés, une femme hideuse, décharnée, aux yeux sans globe, était assise. Je voulus pousser un cri : le fantôme plaça son doigt sur sa bouche pour m’imposer le silence. Aucun son ne put sortir de ma gorge étranglée. La femme était vêtue d’une sorte de vêtement de laine blanche, la tête encapuchonnée ; la face était de la pâleur livide d’un cadavre ; ses yeux, deux trous noirs.
Je demeurai immobile, haletant, éperdu de rage et de terreur, lorsque le fantôme, s’étant dressé et se baissant sur la jeune femme, l’entoura entièrement de ses bras et pencha sa tête hideuse comme pour l’embrasser au front.
« Ah ! mon Dieu ! le vent ! le vent ! s’écria Mme X… en se retournant avec précipitation vers moi ; mon voile se déchire ! »
À l’instant même où la jeune femme se retournait, je sentis la même étreinte infernale de tout à l’heure se crisper sur mon épaule. La place occupée par le fantôme était vide ; je me levai aussitôt et, me penchant à droite et à gauche, interrogeai avidement l’espace. Rien ! absolument rien ! La route déserte, pas un être vivant, pas un objet.
« Quelle épouvantable rafale ! s’écrie Mme A…. Ah ! messieurs, l’avez-vous sentie ? Je ne sais quelle terreur m’a saisie. Mon voile a été arraché par le vent comme par une main invisible ! J’en tremble encore.
– C’est bien ! c’est bien ! dit en riant A… Enveloppez-vous, ma chère enfant ; nous allons nous réchauffer au bon feu de la sous-préfecture ! Je meurs de faim ! »
Une sueur froide m’était montée au front. Je sentais le frisson qui parcourait mes membres. Ma langue attachée à mon palais dans ma bouche desséchée ne pouvait articuler un son. Une douleur cuisante à l’épaule était le seul vestige sensible qui attestât d’une façon bien évidente que je n’étais point le jouet d’une hallucination. En portant la main à l’endroit où je souffrais, mes doigts sentirent des déchirures au plaid dont mes épaules étaient enveloppées.
Je regardai l’étoffe : cinq trous parfaitement distincts attestaient la trace palpable et visible de la crispation de l’horrible fantôme. Je crus un instant que j’allais mourir, ou que la folie s’emparait de moi. Ce fut, je crois, un des moments les plus épouvantables de ma vie.
Enfin, le calme revint ; cette angoisse sans nom avait duré quelques minutes. Je ne pense pas qu’il soit possible à une créature humaine de souffrir plus que j’ai souffert pendant ce laps de temps. Dès que j’eus repris mes sens et que je me trouvai en possession de la réalité, j’eus immédiatement la pensée de raconter à mes compagnons ce qui s’était passé, mais j’hésitai et je m’abstins, dans la crainte de jeter l’effroi dans l’esprit de la jeune femme, qui n’avait rien vu ; et, en même temps, j’eus la pensée que, certainement, mon ami se refuserait à me croire, ou me traiterait de fou.
En apercevant les premières lumières de la petite ville de X… et la flèche de son église, il me sembla renaître. Peu à peu, l’oppression de terreur qui m’avait envahi commença à se dissiper. À peine arrivée, Mme de A… s’empressa de retirer son chapeau et de détacher son voile, qui était littéralement en loques. Elle nous le montra en riant, ayant déjà oublié la légère impression d’effroi qui l’avait saisie.
Quant à moi, j’étais toujours dominé par l’apparition. Nous nous mîmes à table ; après le dîner, je prétextai un violent mal de tête et me retirai chez moi. J’avais hâte de regarder de près, de palper les trous du plaid. En montant l’escalier, au moment d’ouvrir la porte de ma chambre, j’espérais que mon imagination seule m’avait fait apercevoir la marque des cinq doigts du fantôme, et que j’allais trouver mes vêtements intacts. – Les cinq ouvertures étaient très apparentes et très visibles, l’étoffe parfaitement déchirée en cinq endroits, à la place même où les doigts s’étaient crispés sur mon épaule. Aucune trace, cependant, sur ma chair ; seulement une douleur sourde.
Je partis le lendemain pour Paris, où j’oubliai cette aventure étrange ; chaque fois du moins que ma pensée se reportait à cette soirée, je l’éloignais avec soin et m’efforçais de la réduire à une hallucination.
Dans le courant de l’année, je quittai définitivement la France et fus nommé secrétaire dans une ambassade en Italie.
Au mois d’octobre de l’année suivante, je reçus une lettre timbrée de X… Mon malheureux ami, dans une lettre folle, désespérée, m’annonçait la mort de sa femme et me rappelait en terminant notre gai séjour à X… Je comparai les dates ; une année, jour pour jour, s’était écoulée depuis la visite aux Pierres-Noires. »
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mardi 19 novembre 2019
Anne Rolland - Les Colonnes infernales (extrait) !
Anne Rolland - Les Colonnes infernales (extrait)
Voir le Fichier : AnneRolland-LesColonnesinfernales_preview.epub
mercredi 14 mars 2018
lundi 12 mars 2018
MULLER Martine Marie - La saga des Bécasseaux ! (extrait)
MULLER Martine Marie - La saga des Bécasseaux
On les appelle « les Bécasseaux ». Les Bécasseaux du Bois Jusant sont une famille d’excentriques rebelles, habitant comme aux temps anciens un vieux château au milieu d’un marais. Niché près des côtes dieppoises, c’est un paradis naturel, terrain d’étude, de jeux, d’émerveillement pour le châtelain et ses enfants. En juin 1944 tombe du ciel un parachutiste canadien qu’il faut cacher de l’occupant allemand. Bécasseaux Le soldat n’oubliera jamais cette famille attachante qui l’a sauvé, ni la beauté des lieux, ni la cachette scellée dans le mur de la grande cheminée… Des années plus tard, au nom du progrès, le maire menace de faire raser les courtils, seules terres fertiles du domaine.
Jean d’Aillon - Les Collèges fantômes ! (extrait)
Jean d’Aillon - Les Collèges fantômes
Paris, 1er octobre 1625 : jour de rentrée pour Louis Fronsac, qui réintègre le très prisé collège de Clermont. Bon élève, Louis est aussi un adolescent intrépide toujours en quête d’aventures. Les Collèges Avec son fidèle ami Gaston de Tilly et d’autres compagnons, il décide d’explorer le bâtiment abandonné mitoyen de Clermont. Ne dit-on fantômes pas qu’il était un repaire de ligueurs et que ses murs sont encore hantés par le souvenir de la Saint-Barthélemy ? Au cours de leurs incursions secrètes, les garçons trouvent dans le cellier des ROMAN tonneaux de vin… De contrebande ? Possible, car partout dans les rues de la capitale corrup- tion et tromperie sont de mise. Louis et Gaston, Les Collèges fantômes surpris lors d’une de leurs visites, vont devenir les proies d’impitoyables individus, tandis que se trame, entre les murs du collège désaffecté, une conspiration contre le ministre du roi, Richelieu…
jeudi 22 février 2018
La véritable histoire de Robin des Bois - Film en français !
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mercredi 7 février 2018
Les naufragés du Pacifique - Film en français !
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Avec Jane Seymour, David Carradine, James Keach La famille Robinson, Jack, Anna et leurs enfants louent un bateau pour aller de Singapour à Sydney. Le cinquième jour de leur voyage, ils sont attaqués par des pirates. Ils réussissent à s'échapper mais leur bateau s'échoue sur un écueil. Ils nagent jusqu'à l'île la plus proche et s'installent. Ils vont découvrir qu'une personne s'est déjà échouée ici, mais les pirates veulent retrouver le trésor qui se trouvait à bord du bateau.
samedi 3 février 2018
mardi 26 décembre 2017
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Régine Deforges - Le Diable en rit encore: La Bicyclette Bleue (1944-1945) !
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