dimanche 15 février 2026

Girardin Jules – Le Roman d’un cancre

Girardin Jules – Le Roman d’un cancre 27 mai 2025 / 19e, Education, Littérature française, Roman, Société / Laisser un commentaire
Girardin Jules – Le Roman d’un cancre : Il faut bien se rendre à l’évidence : Lucien Michel est un cancre… Il grandit au sein d’une famille aisée, entouré de l’amour et de l’attention de sa mère, de son grand-père et de deux tantes. C’est un enfant unique. Son père, un officier de marine, avait péri dans un naufrage alors que Lucien n’avait qu’un an. On compte donc sur lui pour perpétuer les valeurs et l’héritage de la famille. Oui mais voilà, Lucien n’est pas très porté sur le travail. Sa famille a beau l’aimer et se montrer compréhensive : que ce soit à la maison avec un précepteur ou au collège, les matières scolaires l’ennuient. Rares sont ceux et celles d’entre nous qui se rappellent encore le pupitre et l’encrier, la plume que l’on y trempait et les coups de règle sur les mains qui avait parfois encore cours dans les années cinquante. Pour eux, l’évolution de la conception de l’enseignement est une évidence. Mais qu’était le cancre ? un être simple, bête ? inerte sur son banc en fond de classe ? ou de la sorte, qui trompait son ennui en semant la zizanie ?
Dans cette jeune troisième république qui promeut l’école laïque, diverses tendances se font jour. Pour l’ « enseignant-martyre », toutefois, qui devait supporter ces mauvais éléments perturbant la discipline de sa classe, la tendance naturelle penchait à la survalorisation du ou de la « bon.ne élève » au détriment d’un.e cancre/cancrelat. Les jugements moraux stigmatisait ces récalcitrant.e.s « possédés par le génie du mal ». L’équation performances scolaires – comportement – moralité * était posée. Girardin n’échappe pas à cette vision. Il nous montre toute l’évolution de Lucien, d’abord supérieur et distrayant son ennui : « Le cancre a toujours une bonne opinion de lui‑même et une mauvaise opinion des autres. J’en ai connu de tous les caractères, je n’en ai connu de modestes. Le cancre, qui s’ennuie, se creuse la cervelle pour imaginer quelque chose qui rompe la monotonie de sa vie d’écolier. »
Puis, Lucien est influencé par les événements et les personnes qui l’entourent. « Ce caractère réversible des insuccès scolaires explique l’apparition récurrente, dans le corpus, de la figure, fortement valorisée, du cancre converti et repenti. Ainsi, Jules Girardin dans son roman, Le Roman d’un cancre, publié en 1883, dresse le portrait d’un cancre de bonne famille paresseux, retors et immoral qui, grâce à l’aide d’un camarade « se corrige de ses défauts, se fait recevoir un des premiers à l’école de marine, et devient la consolation de toute sa famille  ». La prise de conscience peut, comme dans le cas précédent, s’effectuer pendant la scolarité, mais elle se produit le plus souvent lors de l’entrée du cancre dans la vie active. » *

Combe T (pseudonyme de Adèle Huguenin) – Une Croix

Combe T (pseudonyme de Adèle Huguenin) – Une Croix 20 juin 2025 / 19e, Femmes, Littérature suisse romande et des régions voisines, Roman, Société / Laisser un commentaire
Combe T (pseudonyme de Adèle Huguenin) – Une Croix : Paul Aymon, un jeune professeur, soucieux de sa réputation, s’aperçoit que sa sœur Mélanie s’adonne à la boisson. Avec l’aide de la servante Aurélie, il va s’ingénier à la soutenir en la surveillant et en participant tous les deux aux séances de la Croix bleue pour les alcooliques. Dans un village où tout le monde se connaît, cette épreuve est pour lui l’occasion de réaliser qui sont vraiment ses amis.
Avec une patience infinie il va continuer à aider sa sœur malgré les quolibets des voisins et d’une partie des professeurs de son école, mais le jour où elle va tenter de se suicider, il va arriver lui-même au bout de ses forces et prier Dieu à genoux de les sauver les deux de leurs démons. Aurélie, pendant tous ces mois de lutte, accompagne ses deux maîtres avec une telle douceur que Jean va s’attacher à elle et la demander en mariage. L’alcoolisme est un fléau à toutes les époques. Ce roman militant nous montre ses dessous, de même que les ravages que peut engendrer une rumeur sur les habitants d’un petit village.
Téléchargements : ePUB – PDF – HTML – DOC/ODT

Geller J.-H.-B. (Guénard Élisabeth) – Elma ou La Morte Vivante

Geller J.-H.-B. (Guénard Élisabeth) – Elma ou La Morte Vivante 24 juillet 2025 / 19e, Roman / Laisser un commentaire
Geller J.-H.-B. (Guénard Élisabeth) – Elma ou La Morte Vivante : Il fut un temps où les jeunes filles ne savaient rien de leur nuit de noce. Il fut un temps où les femmes étaient obligées d’obéir à leur père ou mari. Il fut un temps où cette triste nouvelle italienne fut écrite. Il fut un temps …qui est peut être encore d’actualité dans certains lieux, mais ça, c’est une autre histoire ! Pour l’heure, nous sommes en Italie. Un père fortuné entreprend de marier sa fille à un de ses amis plusieurs fois veuf et qu’elle n’aime pas, lui préférant un homme de son âge. Mais elle doit respecter ce qu’il a décidé.
Élisabeth de Brossin de Méré, née Élisabeth Guénard, est née à Paris en 1751 et morte en 1829. Romancière, elle a utilisé son vrai nom mais a aussi écrit sous plusieurs pseudonyme qui variaient selon le contenu plus ou moins bien (ou mal)-pensant de ses romans. Elle a été très prolifique, plus de trois cents ouvrages, et écrit dans toutes sortes de genres : Histoire de la monarchie, chroniques scandaleuses, romans de mœurs, mémoires réelles ou inventées, contes moraux, allégories politiques, livres d’éducation ! Elle n’a pas peur de la contradiction, traite aussi bien le sacré que le profane, la vérité que le mensonge, ses livres sont chastes ou licencieux, suivant l’époque et le pseudonyme utilisé : Une vraie liberté pour une femme du 18ème siècle !
L’illustration de première page est un extrait du tableau L’Inhumation précipitée (1854) de l’artiste belge Antoine Wiertz (1806-1865), conservé au Musée Wiertz à Ixelles, Belgique, avec une maquette de Isa. Téléchargements : ePUB – PDF – HTML – DOC/ODT

Rambert Eugène – La batelière de Postunen

Rambert Eugène – La batelière de Postunen 9 octobre 2025 / 19e, Amour, Femmes, Littérature suisse romande et des régions voisines, Société / Laisser un commentaire
Rambert Eugène – La batelière de Postunen : Une jeune fille volontaire décide de rester à l’endroit où elle a grandi et de reprendre le travail de son père, batelier sur le lac Postunen qui vient de décéder, plutôt que d’entrer au service d’autrui. Une touche romanesque et dramatique apparaît avec sa rencontre et son amour pour un officier qui a vécu l’événement historique du massacre des gardes suisses aux Tuileries en 1792.
Eugène Rambert, né le 6 avril 1830 à Clarens et mort le 21 novembre 1886, est un écrivain, poète, enseignant, critique littéraire, critique d’art et naturaliste vaudois. Ce fils d’instituteur se destine d’abord à la théologie et obtient sa licence à la nouvelle Faculté libre de Lausanne avant de se tourner vers les lettres. À 24 ans, après avoir complété sa formation littéraire à Paris, il se voit confier la chaire de littérature française à l’Académie de Lausanne.
En 1860, c’est la toute nouvelle École polytechnique fédérale de Zurich qui l’appelle comme professeur. Après plus de vingt ans passés à Zurich, il retrouve à Lausanne, en 1881, la chaire de ses débuts. Poète mais aussi essayiste, Rambert est avant tout célèbre pour ses récits et croquis sur les Alpes suisses, publiés en 5 volumes de 1865 à 1875 et dans lesquels il rassemble des analyses et des descriptions mais aussi des légendes et des nouvelles. On lui doit également, en plusieurs volumes, Les oiseaux dans la nature, publiés de 1879 à 1881(selon Wikipedia et Babelio). La présente nouvelle est un des rares textes romanesques de l’auteur. Téléchargements : ePUB – PDF – HTML – DOC/ODT

Rosny jeune J.-H. – Du sang sur la neige

Rosny jeune J.-H. – Du sang sur la neige 27 décembre 2025 / 20e, Littérature française, Policier-Mystère, Roman / Laisser un commentaire
Rosny jeune J.-H. – Du sang sur la neige : Un ancien policier se retire dans la solitude de sa maison de campagne en Picardie avec son domestique, lors des fêtes de fin d’année, pour prendre un repos mérité après la résolution d’une enquête difficile. C’est sans compter la visite d’une jeune femme perdue dans la tempête de neige qu’il faut remettre sur le bon chemin, puis la venue du braconnier accompagné du garde forestier qui viennent de découvrir un cadavre. Grâce à sa connaissance des lieux et des individus, le narrateur va débrouiller les arcanes de cette affaire en compagnie d’un ami journaliste qu’il a prévenu et de ses ex-collègues du Quai des Orfèvres. J.-H. Rosny est le pseudonyme commun des frères Joseph Henri Honoré Boex (1856 – 1940) et Séraphin Justin François Boex (1859 – 1948), tous deux nés à Bruxelles qui écrivirent en collaboration, entre 1887 et 1908, de nombreux contes et romans, abordant des thèmes naturels, préhistoriques et fantastiques, ainsi que quelques ouvrages de vulgarisation scientifique et des essais historiques. Après leur séparation littéraire, les deux frères continueront à écrire, se distinguant par la mention « aîné » et « jeune ». Ils furent nommés par Edmond de Goncourt à ce qui est aujourd’hui connu comme l’Académie Goncourt. Après le décès de son frère en 1940, J.-H. Rosny jeune en fut le deuxième président jusqu’en 1945. Ancien instituteur, son œuvre littéraire est moins connue que celle de son aîné. Il écrivit pourtant une cinquantaine d’ouvrages dont Du sang sur la neige est le dernier publié, en 1947. Il meurt à Ploubazlanec, une année plus tard en 1948. (Source de cette biographie : Wikipédia.) L’illustration de première page (maquette Isa) représente une partie allongée du tableau Forêt dans la neige (1929) de Edvard Munch (Musée Munch, Oslo), auquel a été ajouté une silhouette de revolver et une éclaboussure de sang issues du site publicdomainvectors.org. Téléchargements : ePUB – PDF – HTML – DOC/ODT

Girardin Jules – Le Roman d’un cancre

Girardin Jules – Le Roman d’un cancre 27 mai 2025 / 19e, Education, Littérature française, Roman, Société / Laisser un commentaire Girardin...