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dimanche 11 mars 2018

FLERS Robert (De) – Livres Audio !

            FLERS Robert (De) – Livres Audio           


FLERS, Robert (De) – La Courtisane Taia Et Son Singe Vert

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 45min | Genre : Nouvelles

Fernand Lematte - Odalisque au singe
Comme Le Rire du SphinxLa Courtisane Taia et son Singe vert (1896) se déroule en Egypte.
Sujet : Comment une petite fille sage devient, par étapes, courtisane et perd toutes ses illusions sur les hommes (heureusement, son bon Singe vert veille sur elle)…
« Taia trouva soudain un charme nouveau à ses nocturnes promenades ; elle dédaigna les roses qui fleurissent au pied des cyprès et se plut à regarder, à respirer, à déchirer même de ses dents fines et pointues les iris de Suse aux bizarres calices, semblables à des blessures fleuries. [...]
C’est alors seulement que Taïa fit une grande découverte : elle s’aperçut qu’elle avait pour tous les hommes un goût semblable, d’une si parfaite égalité, d’une si complète similitude que des esprits mal éclairés n’auraient pas hésité à la taxer d’indifférence. [...]
L’année suivante, lorsque les ibis noirs et les cigognes numides arrivèrent en bandes, annonçant la crue périodique du fleuve, le vaste empire de Rhamsès retentissait du nom de la belle Taïa. »
Robert de Flers conclut : « Son souvenir nous est parvenu, et dans un de ces froids hypogées qui bordent le désert, on peut encore voir sur les parois de granit Taïa, chanteuse d’Hathôr, assise sur une chaise de paille aux barreaux de laquelle est attaché un singe vert qui gambade follement parmi des lotus roses et dont le cou est orné d’un collier de cheveux blancs. »
La Courtisane Taia et son Singe vert.
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FLERS, Robert (De) – Le Rire Du Sphinx

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 32min | Genre : Nouvelles

Le Sphinx de Gizeh en 1870
Marie Joseph Louis Camille Robert de La Motte Ango de Flers, marquis de La Motte-Lézeau, comte de Flers, dit « marquis de Flers »,(1872-1927) est connu comme dramaturge, souvent collaborateur vaudevilliste d’Armand de Caillavet (L’Habit vert) et de Francis de Croisset (Les Vignes du SeigneurCiboulette, sur une musique de Reynaldo Hahn). Il a écrit aussi, après un voyage en Orient, des nouvelles comme Le Rire du Sphinx.
Le point de départ de la nouvelle : deux jeunes amoureux, Kaloukhi et Hildé, sont en désaccord…
« Kaloukli, sans se distraire de son travail, murmurait en hochant la tête :
– Le Sphinx ne rit pas… Le Sphinx ne rit jamais… Le Sphinx ne peut pas rire… Ha-Kéloubir m’a dit que le Sphinx riait, Ha-Kéloubir est sorcier… Et j’ai dit que le Sphinx ne riait pas, que le Sphinx ne riait jamais, que le Sphinx ne pouvait pas rire. Et maintenant que je vais avec toi vers le Sphinx pour baiser ta bouche à son ombre gigantesque, j’ai peur que le Sphinx ne rie. Il peut rire. L’âme d’un dieu l’habite, disent les prêtres.
Hildé fut prise d’une joie si folle, si exubérante, si insurmontable que la confusion de Kaloukli alla jusqu’à la crainte de la voir s’évanouir. »
Et pourtant…
Le Rire du Sphinx.
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