Rechercher dans ce blog
mardi 14 janvier 2020
Adam Sternbergh - Population : 48 (Extrait) !
Adam Sternbergh - Population : 48
pour 12,99 € , ou télécharger un extrait
Tout le monde est coupable. Personne ne sait de quoi.
Caesura Texas – une minuscule bourgade clôturée, au fin fond du désert. Population ? 48 habitants. Des criminels, a priori. Ou des témoins. Comment savoir ? Tous ces gens ont changé d'identité, et leur mémoire a été effacée. Pour leur bien. Dans l'optique d'un nouveau départ.
En échange de l'amnistie, les résidents doivent accepter trois règles simples : aucun contact avec l'extérieur, aucun visiteur, et aucun retour possible en cas de départ. Une expérience unique, menée par un mystérieux institut. Pendant huit ans, tout ce petit monde est resté à peu près en place. Jusqu'à aujourd'hui. Errol Colfax, en effet, s'est suicidé... avec une arme qu'il n'aurait jamais dû posséder. Puis Hubert Humphrey Gable est assassiné. Calvin Cooper, le shérif local, est contraint de mener l'enquête. Ce faisant, il risque de déterrer des secrets que l'essentiel des habitants – y compris lui-même – auraient préféré voir rester enfouis. Trop tard pour faire marche arrière. Bientôt, un irrépressible déferlement de violence va s'abattre sur les rues poussiéreuses de Caesura...
Férocement drôle, comiquement féroce, Population : 48 – le troisième roman d'Adam Sternbergh – est aussi un redoutable page-turner où, quelque part entre Tarantino et La Quatrième Dimension, aucun personnage n'est vraiment ce qu'il paraît être.
Alphonse Allais - On n'est pas des boeufs (extrait) !
On n'est pas des boeufs
de Alphonse Allais
pour 4,49 € , ou télécharger un extrait
Que se passe-t-il donc dans On n'est pas des bœufs ? Retenons, entre autres, des lapins ivrognes, l'histoire hilarante d'un bouchon bavarois, un beau barbu insomniaque, des culs-de-jatte militaires, un vieillard trop propre, un bénitier géant, une calomnie, un hôtelier perclus d'avarices comme on dirait de varices, un miracle indiscutable, des sandales en peau de pauvres, et une légitime réclamation du mercure des thermomètres. Après le succès de Vive la Vie ! chez le même éditeur, voici un autre opus de notre Allais national, à lire, à offrir, et à relire. Voilà, je vous ai fait l'article. Si avec ça, vous ne l'achetez pas, je mange mon chapeau. Prière de m'éviter toute indigestion liée à l'abus de textile dans mon précieux œsophage...
jeudi 5 décembre 2019
Sorties de films en 2019 - Bandes annonces !
Sorties de films en 2019 - Bandes annonces
Joker (2019)
Film de Todd Phillips avec Joaquin Phoenix, Robert De Niro, Zazie Beetz
Dans les années 1980, à Gotham City, Arthur Fleck, un comédien de stand-up raté est agressé alors qu'il ère dans les rues de la ville déguisé en clown....
Parasite (2019)
Film de Bong Joon-ho avec Song Kang-ho, Lee Sun-Kyun, Cho Yeo-jeong
Toute la famille de Ki-taek est au chômage, et s’intéresse fortement au train de vie de la richissime famille Park. Un jour, leur fils réussit à se faire...
Green Book : Sur les routes du sud (2019)
Film de Peter Farrelly avec Viggo Mortensen, Mahershala Ali, Linda Cardellini
En 1962, alors que règne la ségrégation, un videur italo-américain du Bronx est engagé pour conduire et protéger un pianiste noir de renommée mondiale lors...
Avengers : Endgame (2019)
Film de Anthony Russo et Joe Russo avec Robert Downey Jr., Chris Evans, Mark Ruffalo
Thanos ayant anéanti la moitié de l’univers, les Avengers restants resserrent les rangs dans ce vingt-deuxième film des Studios Marvel, grande conclusion d’un...
Le Chant du loup (2019)
Film de Abel Lanzac (Antonin Baudry) avec François Civil, Omar Sy, Mathieu Kassovitz
Un jeune homme a le don rare de reconnaître chaque son qu’il entend. A bord d’un sous-marin nucléaire français, tout repose sur lui, l’Oreille d’Or. Réputé...
La Favorite (2019)
Film de Yórgos Lánthimos avec Olivia Colman, Emma Stone, Rachel Weisz
Début du XVIIIème siècle. L’Angleterre et la France sont en guerre. Toutefois, à la cour, la mode est aux courses de canards et à la dégustation d’ananas. La...
Ad Astra (2019)
Film de James Gray avec Brad Pitt, Tommy Lee Jones, Ruth Negga
L’astronaute Roy McBride s’aventure jusqu’aux confins du système solaire à la recherche de son père disparu et pour résoudre un mystère qui menace la survie...
Captain Marvel (2019)
Film de Anna Boden et Ryan Fleck avec Brie Larson, Samuel L. Jackson, Jude Law
Captain Marvel raconte l’histoire de Carol Danvers qui va devenir l’une des super-héroïnes les plus puissantes de l’univers lorsque la Terre se révèle l’enjeu...
Alita : Battle Angel (2019)
Film de Robert Rodriguez avec Rosa Salazar, Christoph Waltz, Jennifer Connelly
Lorsqu’Alita se réveille sans aucun souvenir de qui elle est, dans un futur qu’elle ne reconnaît pas, elle est accueillie par Ido, un médecin qui comprend que...
La Mule (2019)
Film de Clint Eastwood avec Clint Eastwood, Bradley Cooper, Laurence Fishburne
À plus de 80 ans, Earl Stone est aux abois. Il est non seulement fauché et seul, mais son entreprise risque d’être saisie. Il accepte alors un boulot de...
Le Daim (2019)
Film de Quentin Dupieux (Mr. Oizo) avec Jean Dujardin, Adèle Haenel, Albert Delpy
Georges, 44 ans, et son blouson, 100% daim, ont un projet.
Les Misérables (2019)
Film de Ladj Ly avec Damien Bonnard, Alexis Manenti, Djebril Zonga
Stéphane, tout juste arrivé de Cherbourg, intègre la Brigade Anti-Criminalité de Montfermeil, dans le 93. Il va faire la rencontre de ses nouveaux...
Le Roi Lion (2019)
Long-métrage d'animation de Jon Favreau avec Donald Glover, Beyoncé, Chiwetel Ejiofor
Simba, jeune lion prince de la savane, doit affronter son oncle Scar s'il souhaite obtenir sa place légitime de Roi.
Star Wars : L'Ascension de Skywalker (2019)
Film de J.J. Abrams avec Daisy Ridley, Adam Driver, Oscar Isaac
La conclusion de la saga Skywalker. De nouvelles légendes vont naître dans cette bataille épique pour la liberté.
Portrait de la jeune fille en feu (2019)
Film de Céline Sciamma avec Noémie Merlant, Adèle Haenel, Luàna Bajrami
1770. Marianne est peintre et doit réaliser le portrait de mariage d’Héloïse, une jeune femme qui vient de quitter le couvent. Héloïse résiste à son destin...
Musiques du Tyrol !..
Tiroler - Jan en zwaan-Tiroler houthakkers
Tiroler - Klaus Ferdl - Alpen Echo
Tiroler - Samson en Gert - Bij Heidi in Tirol
Tiroler Volkslieder - Lustig ist das Zigeunerleben
Tiroler accordeon
Tiroler Blasmusikanten - Bei Uns Am Aachensee
Tiroler Blasmusikanten - Das Kufsteinlied
Tiroler Blasmusikanten - Der_bayrische jodelkAn
Tiroler Blasmusikanten - Trompeten Echo
Tiroler Buam - Oh Katarina
Tiroler Echo - Auf der Rieder Alm
Tiroler Echo - Morgenmuffe
Tirol Volksmusik - Die Schurlipolka
samedi 23 novembre 2019
Henry D’IDEVILLE – Histoire vraie d’un Fantôme !
Henry D’IDEVILLE – Histoire vraie d’un Fantôme
L’autre soir, dans un vieux château, la conversation vint à tomber sur les apparitions, les revenants, les fantômes. Chacun se mit à conter son histoire, et, insensiblement, les jeunes femmes se rapprochèrent les unes des autres. On les voyait, malgré elles, retourner, en frissonnant, la tête derrière leur fauteuil lorsque les récits devenaient trop palpitants.
« Et vous, me dit-on, n’avez-vous pas aussi dans votre vie une aventure de revenant, une histoire à faire frémir ? Allons, soyez indiscret, et contez-nous quelque chose.
– Je le veux bien, dis-je, et, puisque vous m’en priez, je vous raconterai un fait absolument vrai, qui m’est personnel, et sur lequel je n’ai jamais ouvert la bouche, bien qu’il soit des plus étranges et des plus mystérieux.
Il y a longtemps de cela ; je m’en souviens cependant comme si c’était hier.
À la fin de l’automne de 1858, j’allai voir un de mes amis, sous-préfet dans une petite ville du centre de la France. Depuis plusieurs mois, il me tourmentait tellement pour que je vinsse le visiter dans son installation nouvelle, que je me décidai à quitter Paris. C’était d’ailleurs un ami des plus intimes, un vieux compagnon d’enfance et de jeunesse : j’avais assisté à son mariage ; sa femme était charmante de bonté et de grâce, et le jeune ménage tenait à me montrer son bonheur dans toute son intimité, et de plus à me présenter deux jolies petites filles nées dans la résidence.
Le Parisien fut fêté, choyé, ai-je besoin de le dire, et bientôt initié à tous les secrets de l’administration. Trois jours après mon arrivée, je connaissais la ville entière, que l’on avait fait défiler pour moi dans le cabinet et dans le salon de la sous-préfecture. Quant aux curiosités, au vieux château, aux ruines, aux fabriques, je les possédai bientôt à fond. Cette besogne terminée, je priai mon ami de me laisser vivre plus calme, et nous passâmes notre temps à deviser entre nous, sans le secours d’aucun administré.
Chaque jour, vers quatre heures, A… faisait atteler son phaéton pour faire une promenade et nous ne revenions en ville qu’à l’entrée de la nuit. Les environs de X… furent bientôt épuisés.
« Demain, me dit un soir mon hôte, nous irons plus loin que d’habitude, je veux te conduire aux Pierres-Noires ; ce sont d’anciens dolmens fort curieux, situés dans des landes isolées et sauvages qui ne te déplairont pas ; ma femme ne les connaît pas encore, nous l’emmènerons. »
Le lendemain, nous partions à l’heure dite. A… conduisait ; sa jeune femme était à ses côtés. Quant à moi, j’occupais seul la banquette de derrière ; nous n’étions accompagnés par aucun domestique afin de rester entre nous.
Il faisait, ce soir-là, un temps gris et sombre ; le paysage, en effet, n’était point gai, et, lorsque nous arrivâmes aux Pierres-Noires, le jour commençait déjà à tomber. Nous mîmes pied à terre. A… garda les chevaux ; et nous fîmes, avec sa jeune femme, quelques pas dans les champs pour aller voir de près les gigantesques vestiges de la religion des Druides, nos ancêtres. Ma compagne voulut gravir le sommet de l’autel gaulois ; j’étais placé sur les premières marches ; je vois encore sa silhouette élégante drapée dans son grand châle rouge, son voile flottant autour d’elle.
« Comme c’est beau ! mais ne trouvez point que tout cela est bien sinistre ? » me dit-elle, en étendant sa main vers la lande déserte et l’horizon sombre qu’éclairaient à peine les derniers rayons du jour.
Le vent du midi soufflait avec violence et sifflait dans les arbres rabougris qui entouraient les dolmens. Pas une habitation, pas un être humain.
Nous regagnâmes, silencieusement et hâtant le pas, la voiture.
« Il faut nous presser, dit A… le ciel est menaçant ; à peine aurons-nous le temps d’arriver à X… avant la nuit noire. »
Nous enveloppâmes soigneusement les genoux de Mme A… de couvertures ; elle ramena son voile sur son visage ; et les chevaux s’enlevèrent au grand trot.
Le jour baissait, comme je l’ai dit, mais la nuit n’était pas encore venue. La route formait comme un long sillon clair dans la campagne. Quelques bouquets de sapins çà et là, des genêts, aucune autre trace de végétation. Le froid ne tarda pas à nous saisir ; le vent sifflait avec fureur, et l’on entendait seulement le trot cadencé des chevaux et le tintement strident et clair de leurs grelots. Aucun de nous ne parlait. J’avais les bras accoudés sur le dossier de la banquette, ma tête appuyée contre les épaules de mon ami afin de me garantir du vent. Je pensais alors, à quoi ? à Paris, à notre jeunesse ; j’étais emporté par la Folle du logis, et bien loin de X… lorsque, tout à coup, je sentis l’étreinte d’une main qui se crispait sur mon épaule. Je tournai brusquement la tête. Une horrible apparition se présenta à mes yeux : à la place vide à mes côtés, une femme hideuse, décharnée, aux yeux sans globe, était assise. Je voulus pousser un cri : le fantôme plaça son doigt sur sa bouche pour m’imposer le silence. Aucun son ne put sortir de ma gorge étranglée. La femme était vêtue d’une sorte de vêtement de laine blanche, la tête encapuchonnée ; la face était de la pâleur livide d’un cadavre ; ses yeux, deux trous noirs.
Je demeurai immobile, haletant, éperdu de rage et de terreur, lorsque le fantôme, s’étant dressé et se baissant sur la jeune femme, l’entoura entièrement de ses bras et pencha sa tête hideuse comme pour l’embrasser au front.
« Ah ! mon Dieu ! le vent ! le vent ! s’écria Mme X… en se retournant avec précipitation vers moi ; mon voile se déchire ! »
À l’instant même où la jeune femme se retournait, je sentis la même étreinte infernale de tout à l’heure se crisper sur mon épaule. La place occupée par le fantôme était vide ; je me levai aussitôt et, me penchant à droite et à gauche, interrogeai avidement l’espace. Rien ! absolument rien ! La route déserte, pas un être vivant, pas un objet.
« Quelle épouvantable rafale ! s’écrie Mme A…. Ah ! messieurs, l’avez-vous sentie ? Je ne sais quelle terreur m’a saisie. Mon voile a été arraché par le vent comme par une main invisible ! J’en tremble encore.
– C’est bien ! c’est bien ! dit en riant A… Enveloppez-vous, ma chère enfant ; nous allons nous réchauffer au bon feu de la sous-préfecture ! Je meurs de faim ! »
Une sueur froide m’était montée au front. Je sentais le frisson qui parcourait mes membres. Ma langue attachée à mon palais dans ma bouche desséchée ne pouvait articuler un son. Une douleur cuisante à l’épaule était le seul vestige sensible qui attestât d’une façon bien évidente que je n’étais point le jouet d’une hallucination. En portant la main à l’endroit où je souffrais, mes doigts sentirent des déchirures au plaid dont mes épaules étaient enveloppées.
Je regardai l’étoffe : cinq trous parfaitement distincts attestaient la trace palpable et visible de la crispation de l’horrible fantôme. Je crus un instant que j’allais mourir, ou que la folie s’emparait de moi. Ce fut, je crois, un des moments les plus épouvantables de ma vie.
Enfin, le calme revint ; cette angoisse sans nom avait duré quelques minutes. Je ne pense pas qu’il soit possible à une créature humaine de souffrir plus que j’ai souffert pendant ce laps de temps. Dès que j’eus repris mes sens et que je me trouvai en possession de la réalité, j’eus immédiatement la pensée de raconter à mes compagnons ce qui s’était passé, mais j’hésitai et je m’abstins, dans la crainte de jeter l’effroi dans l’esprit de la jeune femme, qui n’avait rien vu ; et, en même temps, j’eus la pensée que, certainement, mon ami se refuserait à me croire, ou me traiterait de fou.
En apercevant les premières lumières de la petite ville de X… et la flèche de son église, il me sembla renaître. Peu à peu, l’oppression de terreur qui m’avait envahi commença à se dissiper. À peine arrivée, Mme de A… s’empressa de retirer son chapeau et de détacher son voile, qui était littéralement en loques. Elle nous le montra en riant, ayant déjà oublié la légère impression d’effroi qui l’avait saisie.
Quant à moi, j’étais toujours dominé par l’apparition. Nous nous mîmes à table ; après le dîner, je prétextai un violent mal de tête et me retirai chez moi. J’avais hâte de regarder de près, de palper les trous du plaid. En montant l’escalier, au moment d’ouvrir la porte de ma chambre, j’espérais que mon imagination seule m’avait fait apercevoir la marque des cinq doigts du fantôme, et que j’allais trouver mes vêtements intacts. – Les cinq ouvertures étaient très apparentes et très visibles, l’étoffe parfaitement déchirée en cinq endroits, à la place même où les doigts s’étaient crispés sur mon épaule. Aucune trace, cependant, sur ma chair ; seulement une douleur sourde.
Je partis le lendemain pour Paris, où j’oubliai cette aventure étrange ; chaque fois du moins que ma pensée se reportait à cette soirée, je l’éloignais avec soin et m’efforçais de la réduire à une hallucination.
Dans le courant de l’année, je quittai définitivement la France et fus nommé secrétaire dans une ambassade en Italie.
Au mois d’octobre de l’année suivante, je reçus une lettre timbrée de X… Mon malheureux ami, dans une lettre folle, désespérée, m’annonçait la mort de sa femme et me rappelait en terminant notre gai séjour à X… Je comparai les dates ; une année, jour pour jour, s’était écoulée depuis la visite aux Pierres-Noires. »
_____
Inscription à :
Commentaires (Atom)



