lundi 12 mars 2018

MULLER Martine Marie - La saga des Bécasseaux ! (extrait)

 MULLER Martine Marie - La saga des Bécasseaux 

On les appelle « les Bécasseaux ». Les Bécasseaux du Bois Jusant sont une famille d’excentriques rebelles, habitant comme aux temps anciens un vieux  château au milieu d’un marais. Niché près des côtes dieppoises, c’est un paradis naturel, terrain d’étude, de jeux, d’émerveillement pour le châtelain et ses enfants. En juin 1944 tombe du ciel un parachutiste canadien qu’il faut cacher de l’occupant allemand. Bécasseaux Le soldat n’oubliera jamais cette famille attachante qui l’a sauvé, ni la beauté des lieux, ni la cachette scellée dans le mur de la grande cheminée… Des années plus tard, au nom du progrès, le maire menace de faire raser les courtils, seules terres fertiles du domaine. 




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Jean d’Aillon - Les Collèges fantômes ! (extrait)

          Jean d’Aillon - Les Collèges fantômes        





Paris, 1er octobre 1625 : jour de rentrée pour Louis Fronsac, qui réintègre le très prisé collège de Clermont. Bon élève, Louis est aussi un adolescent intrépide toujours en quête d’aventures. Les Collèges Avec son fidèle ami Gaston de Tilly et d’autres compagnons, il décide d’explorer le bâtiment abandonné mitoyen de Clermont. Ne dit-on fantômes pas qu’il était un repaire de ligueurs et que ses murs sont encore hantés par le souvenir de la Saint-Barthélemy ? Au cours de leurs incursions secrètes, les garçons trouvent dans le cellier des ROMAN tonneaux de vin… De contrebande ? Possible, car partout dans les rues de la capitale corrup- tion et tromperie sont de mise. Louis et Gaston, Les Collèges fantômes surpris lors d’une de leurs visites, vont devenir les proies d’impitoyables individus, tandis que se trame, entre les murs du collège désaffecté, une conspiration contre le ministre du roi, Richelieu… 



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Eric Le Nabour - Les 7 tours du Diable (Extrait) !


                    Les Sept Tours du diable                     

vendredi 9 mars 2018

Histoire - LA LÉGENDE DORÉE DE NAPOLÉON !

 Histoire - LA LÉGENDE DORÉE DE NAPOLÉON 

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CONTEXTE HISTORIQUE

Durant la monarchie de Juillet, une flambée de bonapartisme se fit jour, encouragée par la politique de rassemblement national de Louis-Philippe. En quête d’une troisième voie entre les différentes tendances politiques, le souverain tenta en effet de se les rallier en cautionnant le grand événement révolutionnaire et impérial rejeté depuis 1815. Cela lui était d’autant plus facile qu’il avait lui-même combattu à Neerwinden en 1792.
Ce furent les bonapartistes qui furent les mieux traités dans cette nouvelle politique. Le roi inaugura le musée de l’Histoire de France à Versailles (1833), fit relever la statue de Napoléon au sommet de la colonne Vendôme (actuellement aux Invalides) et inaugura l’arc de triomphe de l’Étoile enfin achevé (1836). Partout l’Empire était mis en valeur, et Napoléon eut également droit de cité au Salon. Cette politique bonapartiste devait connaître son apothéose en décembre 1840 avec le retour des cendres.

ANALYSE DES IMAGES

Le tableau de Mauzaisse

Exemple tardif d’allégorie, ce tableau exposé au Salon de 1833 (no 3130) participe du culte napoléonien. Héros absolu, Napoléon, revêtu de son uniforme de colonel des chasseurs à cheval de la garde, est élevé au ciel où le Temps le couronne, tandis que lui-même, regardant fièrement le spectateur, écrit son œuvre sur les tables de l’Histoire. Une grande diagonale souligne cette sorte d’apothéose de l’Empereur.

Mais une ambiguïté subsiste entre le propos de Mauzaisse et la réalisation de son œuvre, très pesante, très réaliste dans sa façon de montrer l’événement. Cette ambiguïté ne s’explique que par les choix politiques et sociaux de l’artiste.

Le tableau de Dulong

Exposé au Salon de 1835, ce tableau s’inspire d’une chanson célèbre de Pierre-Jean de Béranger (1780-1857), Les Souvenirs du peuple, qui évoque la rencontre de Napoléon et d’une jeune servante lors de la campagne de France en 1814. Un soir, l’Empereur harassé par les combats s’arrête dans une auberge de Champagne et s’écrie : « Dieu, quelle guerre ! » Après s’être endormi auprès du feu, il s’éveille et console la servante qui pleure sur les malheurs de la France et lui affirme qu’il se rend sous Paris pour la venger. Ce sont ces souvenirs que raconte la jeune fille devenue grand-mère à ses petits-enfants : « Parlez-nous de lui, grand-mère ! Parlez-nous de lui !… »

Œuvre assez faible techniquement, le tableau de Dulong n’en est pas moins intéressant par l’image de Napoléon qu’il véhicule. Nous sommes loin ici du héros victorieux ou de l’homme sacré. C’est un empereur proche du peuple, attentif à ses malheurs, que Béranger comme Dulong représentent. Toutefois, la religion n’est jamais bien loin, même en ce cas, et le tableau se présente un peu comme la transcription d’une Madeleine aux pieds du Christ. La jeune Champenoise, illuminée par le feu de la cheminée, apparaît comme touchée par la grâce du grand homme en qui elle a placé toute sa confiance. Napoléon est donc présenté comme le seul capable de sauver la France. Ainsi s’explique le côté luministe de cette scène intime.


INTERPRÉTATION

Contrairement au tableau de Dulong, la composition de Mauzaisse ne s’inscrit pas dans la culture populaire, mais dans le contexte de l’art officiel. Sa lecture, pour être aisée, ne touche pas le peuple mais l’érudit, même si le message demeure à peu près identique entre les deux œuvres. En effet, Mauzaisse montre que l’Empereur n’est pas mort, mais qu’il survit dans le monde intemporel de l’Histoire et du Temps, assimilé au ciel. Toutefois, ce n’est plus à un dieu que nous avons affaire, mais bien à un simple mortel, peint de manière réaliste, placé dans l’au-delà par le biais l’imagination et le souvenir font survivre dans l’au-delà. Or cet au-delà n’est ni sacré, ni divin, il est celui de l’Histoire.

Pour bien comprendre la différence de conception entre Dulong et Mauzaisse, il faut se placer d’un point de vue social. Mauzaisse, artiste officiel, peint pour la bourgeoisie au pouvoir, pour des commerçants réalistes, voire matérialistes et athées, qui n’acceptent Napoléon qu’en l’intégrant dans l’Histoire. Il peint une œuvre essentiellement intellectuelle destinée à un public cultivé, insensible à une religion napoléonienne dont il se méfie. Si la bourgeoisie cherche à travers cette peinture à se rallier le peuple en lui donnant à voir une œuvre allégorique, sorte d’apothéose de l’Empereur, cette représentation ne correspond cependant en rien à l’attente des bonapartistes.

Dulong, petit artiste secondaire, vraisemblablement proche du peuple et des bonapartistes, cherche au contraire à éveiller les sentiments en s’inspirant de la culture populaire dont témoignent les chansons de Béranger. Le peintre parle ainsi aux sens, aux espoirs d’une population laissée pour compte face à la prospérité de la bourgeoisie sous le règne de Louis-Philippe.