jeudi 24 novembre 2016

1962, L'été du malheur - Jean-Pax Méfret !

                 1962, L'été du malheur                 

À travers le récit de son adolescence plongée dans la tourmente des dernières années de l’Algérie française, Jean-Pax Méfret raconte les moments dramatiques de la tragédie vécue par les pieds-noirs. Des mois de désespérance ponctués par les violences meurtrières d’une guerre opposant barbouzes, garde-mobiles et police aux commandos de l’Organisation Armée Secrète. Il revient sur la bataille de Bab-el-Oued, investie par les blindés, sur la fusillade du 26 mars qui fit 80 morts et 200 blessés dans les rangs des manifestants. Perquisitions, arrestations, tortures, ce livre rappelle un chapitre méconnu de la fin de la guerre d’Algérie qui provoqua un douloureux exode. Plus de 500 000 personnes en quatre mois fuirent leurs villes et leurs villages pour débarquer sur « une terre inconnue », devant une population souvent indifférente, sinon hostile. Emprisonné à Alger, puis à Paris, et à Rouen, Jean-Pax Méfret nous entraîne aussi dans la vie cellulaire de ceux qui s’opposèrent souvent par la force au choix du gouvernement. Un récit lucide, émouvant, passionnant . Rapatriés d’Algérie en mai 1962



LE FORT DE DOUAUMONT, LIEU D'HISTOIRE, SITE DE MÉMOIRE !

 LE FORT DE DOUAUMONT, LIEU D'HISTOIRE, SITE DE MÉMOIRE 


CONTEXTE HISTORIQUE
Douaumont en 1916, un résumé de la bataille de Verdun

Douaumont, clef de voûte du réseau de fortifications de la région de Verdun et point d’observation exceptionnel, est pris par les Allemands le 25 février 1916, au tout début de leur grande offensive. L’événement a immédiatement un retentissement considérable, tant la propagande allemande s’emploie à en faire une victoire décisive. Du côté français, une gêne persiste : le fort qui en cours de désarmement depuis 1915 a été pris quasiment sans résistance par une simple avant-garde allemande. Cette information n’ayant pas été préalablement donnée au public, les dirigeants français se voient d’abord dans l’obligation d’atermoyer quant à l’étendue du succès allemand. Mais une impérieuse nécessité va par suite voir le jour : reprendre à tout prix ce fort, demeuré un « bastion » dans les esprits. Cette volonté de contrer les succès allemands, tant du point de vue militaire que psychologique, explique, bien plus que leur valeur opérationnelle, l’acharnement mis à recouvrer ces fortifications.

Après une première tentative infructueuse fin mai, Douaumont est finalement reconquis par les Français le 24 octobre 1916, réussite suivie de peu par la réoccupation du fort de Vaux (2 novembre), situé non loin, et lui aussi tombé entre les mains allemandes après des combats acharnés. A ce stade, la boucle est bouclée, la grande bataille s’achève sur un retour au statu quo de départ entre les armées ennemies, à ceci près que chacune se trouve diminuée de centaines de milliers d’hommes tués ou blessés.
ANALYSE DES IMAGES


Tableaux de l’armée française en majesté

Le tableau de Chartier nous plonge a u cœur de la mêlée, pour donner à voir les héros en action tout près des murailles du fort. Les soldats français attaquent bravement, forment bloc baïonnette au canon, cernés par un cadre de fumée en forme de losange. On se bat aussi à la grenade, tel ce blessé au centre du tableau qui, tête bandée et genou à terre, cherche dans sa besace les précieux projectiles. Le corps-à-corps est souvent de mise, à coups de crosse ou à mains nues. A l’extrême-gauche, un Français égorge même un Allemand avec un couteau. Le tableau présente ainsi un large panel des violences de guerre en 1914-1918, en s’appesantissant toutefois sur les plus marginales : le feu a atteint infiniment plus d’hommes que les poignards de tranchées. Le peintre nous montre aussi des morts, dont un Allemand au premier plan à gauche, ainsi qu’un Français roux venant juste d’être touché (coin en haut à gauche), dont le casque saute sous l’impact. La seconde lithographie est une représentation tout aussi romantique de la même attaque, mais à un autre moment, celui de la victoire finale. Les ruines du fort (le nom est écrit à côté du mort allemand) servent de socle à un porte-drapeau exalté, dont la pose triomphante, torse bombé, préfigure les statues des monuments aux morts les plus patriotiques. L’élément essentiel ici est la présence de soldats coloniaux, lesquels ont effectivement joué un rôle primordial dans ces affrontements : « en 1916, les tirailleurs algériens et sénégalais sont considérés comme des troupes de choc dont l’efficacité est éprouvée sur la somme et surtout à Verdun, dans la reprise du fort de Douaumont » (Marc. MICHEL in Encyclopédie de la Grande Guerre, 1914-1918 p. 343).
INTERPRÉTATION
Un lieu mis en mémoire

« Quel bel esprit que cet esprit de France. Oui, ce sont ses fils qui sont ici rassemblés ; car il y a des hommes des campagnes de Normandie ; des ciels ensoleillés et des orangeraies de la Côte d’Azur ; des coteaux chargés de vignes des Pyrénées ; mais certains viennent de plus loin encore ; car voici Abdallah, de la lointaine Tunis et voici Bamboula, du Sénégal » (Sœur S.M. EDWARDS, citée par Malcolm BROWN, Verdun 1916, p. 193). Ce témoignage d’une infirmière officiant dans le secteur de Douaumont à l’automne 1916 est éclairant, au-delà des lieux communs racistes de l’époque, sur le sens de la bataille de Verdun aux yeux des Français de l’époque. Du fait de la rotation continue des troupes mise en place par Pétain (la « noria ») la plupart des unités de l’armée française sont allées s’y battre. Verdun a donc constitué un moment d’accomplissement du devoir citoyen particulièrement intense, et cette raison a contribué à l’installer durablement dans la mémoire, officielle autant que familiale, de la Grande Guerre. Victoire défensive Verdun est aussi certainement le moment de la guerre le plus aisément endossable par l’Etat français, ce qui explique aussi pourquoi c’est ce nom qui a fleuri et fleurit encore dans les discours politiques et les manuels scolaires, et non celui du Chemin des Dames ou des offensives meurtrières et inutiles de 1915. Douaumont, bataille dans la bataille, est devenu après-guerre le lieu du célèbre ossuaire, lieu encore aujourd’hui emblématique de 14-18.




mercredi 23 novembre 2016

Mühlenhof Musikanten - Dat noch in hundert Johren !

Mühlenhof Musikanten - Dat noch in hundert Johren





La guerre de Corée: 1950-1953 - Ivan CADEAU !

           La guerre de Corée: 1950-1953          

La guerre de Corée est surnommée la " guerre oubliée ". Ce conflit qui se déroule aux lendemains de la Seconde Guerre mondiale et précède de quelques années la guerre du Vietnam reste largement méconnu, alors qu'il compte parmi les plus meurtriers du XXe siècle. Pour la première fois, Ivan Cadeau raconte sa genèse et son histoire en s'appuyant sur des archives inédites et sur une abondante bibliographie internationale.
Après avoir présenté les fractures de la société coréenne et la division du pays à hauteur du 38e parallèle, il raconte l'invasion, le 25 juin 1950, de la Corée du Sud par sa voisine communiste du Nord. L'intervention de l'ONU sous l'égide de MacArthur transforme cette guerre civile en conflit international où s'affrontent directement les États-Unis, l'Union soviétique et la Chine communiste, menaçant le monde d'un nouveau cataclysme nucléaire. 




Indochine 1946-1954 - Patrice GELINET !

                    Indochine 1946-1954                  

En 1954, se terminait la première et la plus oubliée des guerres coloniales françaises. Soixante ans plus tard, en voici l'histoire, racontée par ceux qui l'ont faite. Un récit passionnant qui se lit comme un roman et rassemble des témoignages exceptionnels recueillis dans les deux camps. Patrice Gélinet, une des grandes voix des émissions historiques de Radio France nous offre, avec ce texte au plus près des faits, une magnifique histoire à hauteur d'homme.
La colonisation par la France de l'Indochine (Vietnam, Cambodge, Laos) fut tardive. Elle marqua l'avènement de la IIIème République triomphante et fut le cauchemar de la IVème République de l'après-guerre. Cette longue guerre coloniale fut à la fois un des premiers conflits révolutionnaires moderne, un moment-clé de l'affrontement Ets-Ouest et un chapitre très lourd de l'histoire de la France.




Alexander Werth - Stalingrad, 1942 !

           Alexander Werth - Stalingrad, 1942           

Alexander Werth est l'un des rares correspondants de guerre à se rendre à Stalingrad au lendemain de la capitulation allemande, quelques jours seulement après la fin des combats qui opposèrent l'armée soviétique à l'armée allemande. Ainsi, en plus de livrer un témoignage très personnel et très fort de la situation sur place dès 1943, l'auteur revient sur le déroulement précis, d'un point de vue militaire, de ce qui fut le tournant de la Seconde Guerre mondiale : depuis l’offensive allemande sur Stalingrad de l’été 1942, jusqu’à la contre-offensive victorieuse de l’armée soviétique lancée le 19 novembre 1942. Grâce aux entretiens qu’il a eu avec des acteurs-clés, comme les généraux Talanski ou Tchouikov, il décortique en détail les différentes phases des opérations militaires ; mais il ar...


Les grandes batailles de la seconde Guerre Mondiale - Serge Lion !

Les grandes batailles de la seconde Guerre Mondiale 

La poche de Dunkerque, la bataille d’Angleterre, l’opération Barbarossa, la bataille des Ardennes, Midway, El Alamein, le Débarquement en Normandie, la course à Berlin... Autant d’événements militaires qui sont entrés dans notre inconscient collectif et nous replongent dans un moment d’histoire sans nul autre pareil.
L’intérêt que le second conflit mondial armé suscite ne se dément pas au point d’apparaître comme une passion nationale !..