samedi 30 décembre 2017

Énée, prince troyen !



Fils d'Anchise et de Vénus /AphroditeEnée, prince troyen, fut un des héros de la guerre de Troie mais c'est aussi un héros de la mythologie romaine et l'acteur principal de l'Enéide de Virgile


❖ Naissance

Anchise partagea la couche d'Aphrodite qui s'était déguisée comme la fille d'Otrée, roi de Phrygie ; au matin elle se manifesta à lui dans toute sa splendeur et lui prédit qu'ils allaient avoir un fils qui serait appelé à un grand destin. Dès sa naissance, Enée fut élevé par le centaure Chiron et les Nymphes du mont Ida près de Troie et qui dès qu'il eut atteint l'âge de cinq ans il fut restitué à son père.

❖ Guerre de Troie

Enée ne prit pas part au commencement de la guerre de Troie. Mais, un jour qu'il gardait ses troupeaux, il fut attaqué par Achille, qui lui vola une partie de son bétail. Enée se réfugia à Lyrnessos mais toujours poursuivi par Achille, il dut fuir sous la protection de Zeus, et chercher refuge à Troie, où il s'engagea dans l'armée troyenne. Il épousa une des filles de Priam, Créuse2, dont il eut un enfant, Ascagne.
Enée était un guerrier courageux, il fut l'un des principaux chefs troyens pendant la guerre de Troie, le plus vaillant guerrier après Hector mais il se mettait parfois dans des situations périlleuses, notamment lorsqu'il lutta contre Achille ; heureusement que Poséidon, le voyant en danger de mort, le cacha dans une nuée, et l’enleva des yeux de son ennemi.

❖ Fuite de Troie

Enée
Enée, portant son père, s'enfuit de Troie
Barocci (© Galerie Borghese, Rome)
Lors de la destruction de Troie et le meurtre de Priam et de sa famille, Enée s'enfuit de Troie saccagée, portant son père Anchise, aveugle et paralysé, sur son dos, traînant son fils Ascagne d'une main, tenant dans l'autre les dieux de la cité ainsi que le Palladium. Au cours de la fuite son épouse, Créüse, se perdit. Il allait partir à sa recherche quand son ombre lui apparut en lui indiquant qu'elle était désormais sous la protection d'Aphrodite (ou la protection de Cybèle). Quant à lui, il devait partir avec leur fils Ascagne et fonder une nouvelle dynastie.
Enée se retira sur l'Ida avec son père, son fils et quelques fidèles, pour y fonder un nouveau royaume de Troade, selon les plus anciennes traditions. Cependant, selon des traditions plus tardives, chantées par Virgile dans l'Enéide, il s'embarqua pour les Hespérides, l'Occident mal connu.

❖ Voyage d'Enée

Enée
Enée et Achate sur les côtes de Libye
(c.1520) Dosso Dossi
Au cours d'un voyage mouvementé décrit dans l'Enéide, il établit de solides liens d'amitié avec le pilote de son navire, Palinure, avec Achate, dont la fidélité devint proverbiale, et avec bien d'autres Troyens. Il fit escale en Thrace, passa par Délos, puis arriva en Crète. Pendant plus de sept ans, il erra ensuite sur la mer à la recherche d'un rivage pour l’accueillir, bravant les tempêtes et la colère des divinités, en particulier celle d'Héra.
Sur le point de toucher les côtes d'Italie, après avoir fait étape en Sicile, à Drépanon, où le vieil Anchise mourut, les navires d'Énée furent rejetés brusquement par une tempête sur la côte africaine, près de Carthage.
La reine Didon, la fondatrice de Carthage, y accueillit le héros et en tomba amoureuse. Au cours d'une partie de chasse alors qu'un orage les a réunis dans une grotte, ils deviennent amants. Mais les dieux ne souhaitaient pas une union entre Didon et Enée ; Zeus ordonna à celui-ci de regagner les rivages de la Sicile, où il reçut l'hospitalité du roi Aceste et il célébra des jeux funèbres en mémoire de son père.
Parvenu enfin sur les côtes d'Italie, à Cumes, il descendit aux Enfers, guidé par la sibylle, pour consulter l'ombre de son père puis, revenu parmi les vivants, il se dirigea vers le Latium.
Les aventures d'Enée en Italie commençaient.

Défilé
FILM
Musique

Belles images !..


                                Belles images                           



















vendredi 29 décembre 2017

Peinture : Herbert James DRAPER !

        Herbert James DRAPER

Herbert James Draper (1863 - 1920) est un peintre britannique qui a représenté de nombreuses scènes de la mythologie classique mais aussi nordique ou locale. Il a par exemple représenté Kelpie qui est une créature protéiforme mentionnée dans plusieurs mythes et légendes du folklore écossais et irlandais, considérée comme fée. Elle possède des caractéristiques chevalines, aquatiques et humaines à la fois, et vit généralement dans les eaux courantes des rivières.

Œuvres d'inspiration mythologique :

Herbert James DRAPER
L'île de Calypso
1897
Manchester Art Gallery
Herbert James DRAPER
Ariane
c. 1905
 
Herbert James DRAPER
Les portes de l'Aurore
1900
 
Herbert James DRAPER
Le Jour et l'étoile de l'Aube
1906
 
Herbert James DRAPER
Lamentations pour Icare
1898
Tate Britain
Herbert James DRAPER
Halcyone
1915
CP
Herbert James DRAPER
Clities (Océanides)
des brumes, 1912
 
Herbert James DRAPER
Kelpie sous forme humaine
1913
National Museum, Liverpool
Herbert James DRAPER
Ulysse et les sirènes
1909
Art Gallery, Kingston
Herbert James DRAPER
Sirène
1894
 
Herbert James DRAPER
Lamia
1909
 
Herbert James DRAPER
Les perles d'Aphrodite
1907
 
Herbert James DRAPER
Colère du dieu de la mer

CP
Herbert James DRAPER
Médée et la Toison d'or
1904
 

Œuvres d'inspiration mythologique :

Herbert James DRAPER
Tristan et Iseult
1901
Herbert James DRAPER
Lancelot et Guenièvre
 

Peinture : Anthony van DYCK !

                Anthony van DYCK

Anthony van DYCK né 1599 à Anvers et mort en 1641 à Blackfriars, près de Londres, est un peintre flamand baroque.

Œuvres d'inspiration mythologique :

Anthony van DYCK
Jupiter et Antiope
c. 1620
Musée des beaux-arts, Gand
Anthony van DYCK
Amour et Psyché
1638,
Royal Collection Windsor
Anthony van DYCK
Vénus demande à Vulcain
des armes pour Enée
1630~32 Musée du Louvre

Œuvres d'inspiration biblique :

Anthony van DYCK
Samson et Dalila
1620
Dulwich Picture Gallery
Anthony van DYCK
Samson et Dalila
1630
Kunsthistorisches Museum
Anthony van DYCK
Suzanne et les vieillards
1621
Alte Pinakothek Munich
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FILM

Peinture - Christoffer Wilhelm ECKERSBERG !


    Christoffer Wilhelm ECKERSBERG         

Christoffer Wilhelm ECKERSBERG, né à Blakrog, en  à 1783 et décédé Copenhague en 1853, est un peintre de l'âge d'or de  la peinture danoise.

Œuvres d'inspiration diverse :

Christoffer Wilhelm ECKERSBERG
La mort de Balder
1817
Académie royale du Danemark
Christoffer Wilhelm ECKERSBERG
Ulysse fuyant la caverne
de Polyphène
 
Christoffer Wilhelm ECKERSBERG

Le retour d'Ulysse 
 
Christoffer Wilhelm ECKERSBERG

Ulysse combattant les prétendants
 
Christoffer Wilhelm ECKERSBERG

Persée délivrant Andromède
 
Christoffer Wilhelm ECKERSBERG

Agar et Ismaël
 
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Peintures - Gerbrand van den EECKHOUT !


Peintures - Gerbrand van den EECKHOUT

Gerbrand van den EECKHOUT né le 19 août 1621 à Amsterdam, mort le 29 septembre 1674 à Amsterdam est un peintre hollandais.
Rembrandt voulut bien, à prix d'or, le recevoir dans son atelier, et l'admettre même à sa table. Elève et imitateur de Rembrandt, et il s'inspira tant du maître que ses peintures arrivèrent être confondues. Il débuta par le portrait de son père, et aborda les sujets bibliques avec Agar renvoyée par Abraham. Puis vinrent successivement : la Fuite en Egypte (La Haye); Anne vouant son fils au Seigneur (Louvre) ; Adoration des Mages, etc.; toutes toiles qui trahissent la même influence, mais qui ont une allure fière et magistrale. Van Eeckhout traita en maitre un genre de peinture où la dextérité pratique joue le principal rôle. Telle est la Partie de trictrac.

Œuvres d'inspiration biblique :

Gerbrand van den EECKHOUT
Anna présentant son fils à Eli
Musée du Louvre (c.1665)
Gerbrand van den EECKHOUT
Rebecca et Eliézer au puits
National Gallery, Londres (1661)
Gerbrand van den EECKHOUT
Abraham et les trois anges
Ermitage , 1656
Gerbrand van den EECKHOUT
Moïse foulant aux pieds la
couronne de Pharaon, c. 1674
Gerbrand van den EECKHOUT
Élisée et la femme de Shunem
Musée des B-A Budapest (1664)
Gerbrand van den EECKHOUT
Isaac bénissant Jacob (1642)
Metropolitan Museum of Art,

Œuvres d'inspiration diverse :

Gerbrand van den EECKHOUT
Vertumne et Pomone
 
Gerbrand van den EECKHOUT
La continence de Scipion
Musée de Philidelphie
Gerbrand van den EECKHOUT
La continence de Scipion
Musée de Toledo (Ohio)
Gerbrand van den EECKHOUT
Sophonisbé prenant le poison
Musée Herzog A. Ulrich
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lundi 20 novembre 2017

LA BATAILLE DU PONT D'ARCOLE !

       LA BATAILLE DU PONT D'ARCOLE         



CONTEXTE HISTORIQUE
Après avoir vaincu les Piémontais et les Autrichiens, l’armée d’Italie s’avance en Lombardie et assiège Mantoue. L’Autriche envoie deux nouvelles armées aux ordres de Davidovitch et d’Alvinczy pour tenter de débloquer la ville. Bonaparte, replié sur Vérone, décide de porter son effort contre ce dernier en coupant ses arrières. Il confie à Vaubois le soin de contenir Davidovitch et laisse 9 000 hommes contre Würmser enfermé dans Mantoue. Sortant de Vérone, Bonaparte lance son attaque le 15 novembre. Augereau passe l’Adige à Ronco mais est arrêté par un feu violent devant le pont d’Arcole. Brandissant un drapeau, Bonaparte s’élance à la tête des grenadiers pour forcer le pont mais est renversé dans les marais. Sur la gauche, Masséna est parvenu à passer et à rallier l’armée, tandis qu’à droite le général Guieu est parvenu jusqu’à Arcole, qu’il a enlevé. Inquiet cependant, Bonaparte replie son monde sur Ronco et va désormais s’appliquer à user les Autrichiens jusqu’au moment qu’il jugera favorable pour l’attaque générale. Le 16, la manœuvre se répète et Augereau échoue à nouveau devant le pont, tandis que Masséna avance à gauche et parvient à repousser l’aile droite autrichienne. Dans la nuit du 16 au 17, Bonaparte fait établir un pont de chevalets en avant d’Arcole, d’où Augereau pourra prendre le village de flanc, tandis que Masséna attaquera de front. Tout se passe comme prévu, et Masséna parvient à s’emparer du pont d’Arcole. Alvinczy, qui a perdu 10 000 hommes se replie, au moment où Vaubois est battu par Davidovitch.
ANALYSE DES IMAGES
Bacler d’Albe a représenté la soirée du 17 novembre 1796. Dans le livret du Salon de 1804, il explique le tableau de droite à gauche : Bonaparte recevant la nouvelle du succès de l’assaut de la 32e demi-brigade (corps d’Augereau), Berthier chef d’état-major ordonnant de faire soigner les blessés, le général Robert, ancien de la prise de la Bastille, blessé à mort et, à gauche sur la jetée, Masséna repartant à l’assaut. De nombreux détails de soldats blessés ou distribuant des cartouches traduisent des situations vécues par Bacler d’Albe, futur général directeur du Dépôt de la guerre, alors capitaine dessinateur à l’armée d’Italie. Le centre du tableau montre évidemment le pont de bateaux construit par les pontonniers d’Andréossy écroulé à plusieurs reprises. Mais le peintre n’a pas omis de représenter dans le lointain Arcole en flammes, avec le fameux pont si durement défendu par les Croates de l’armée autrichienne, ainsi que les troupes d’Augereau achevant de repousser l’ennemi. Cet épisode si célèbre de la bataille est ici devenu secondaire, Bacler d’Albe ayant choisi de représenter l’ensemble du champ de bataille, avec dans le fond la retraite autrichienne. Artiste topographe, le peintre a repris la formule que son ami Lejeune, dessinateur attaché à l’état-major de Berthier, a inaugurée avec la Bataille de Marengo du Salon de 1801 (musée de Versailles). Il s’agissait d’étendre à la grande peinture les petites représentations commandées par le Dépôt de la guerre. Ce fut l’une des origines de la peinture militaire sous l’Empire, face aux représentations plus traditionnelles montrant le souverain victorieux, sans que l’on voie rien de la bataille, genre dans lequel s’illustra Gros en particulier. Denon, directeur du musée Napoléon, a remarqué que « la disposition en [de ce tableau] est claire et présentée de manière que l’on voit non seulement l’action du troisième jour, mais encore le mouvement des deux jours précédents ». En effet, comme Lejeune, Bacler d’Albe a tenté de représenter l’ensemble des mouvements de troupes en une seule image, induisant ainsi un parcours de lecture interne à la composition.
INTERPRÉTATION
Dans l’esprit du public, la bataille d’Arcole se résume à la tentative de Bonaparte pour passer le pont en brandissant un drapeau : plusieurs peintures ont montré cet épisode, portrait par Gros (musée de Versailles), attaque du pont par Horace Vernet (collection particulière). Le sujet a aussi été peint par Thévenin, qui a plutôt montré Augereau suivi du célèbre « tambour d’Arcole », André Estienne (Salon de 1798, musée de Versailles). Car plusieurs généraux agirent de même en cette journée du 15 novembre, dont Augereau et Lannes. C’est le mérite de Bacler d’Albe que d’avoir montré l’ensemble de la bataille comme un historien et non comme un héraut de la renommée d’un général. Le public a d’ailleurs très vite oublié le rôle d’Augereau pour ne retenir que celui du général en chef, et même les efforts des historiens pour restituer la vérité n’ont pu faire oublier l’action de Bonaparte.

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